Les jeux post Essen

Saison oblige, on a reçu quelques jeux Essen qu’on s’est empressé de jouer 🙂

Je dois admettre que cette année… mes coups de coeur n’iront pas aux gros jeux d’Essen. Et du coup, j’ai bien hâte de me faufiler dans les allées de Cannes pour découvrir les gros jeux que nous proposent notamment Gigamic (New Frontiers) et Iello (Khora).

En attendant que l’hiver s’installe, les jeux gamers de ce Spiel2019 apportent quand même des petites originalités sur lesquelles on ne crache pas du tout.

Circadians: first light

1–4 joueurs, 12 ans et +, 60 à 90 minutes
Auteur: S J Macdonald
Illustrateur: Sam Phillips
Editeur: Garphill Games
jeu issu d’un KS en anglais, pas de news de la VF / ni d’une dispo en boutique

Un petit KS qui paye pas de mine et qui ne fait certainement pas l’unanimité en terme de graphisme, mais notre première partie nous a laissé un très bon souvenir !

Circadians c’est de la pose d’ouvriers (représentés par des dés) et de la programmation (et oui habituellement je n’aime pas ça du tout mais on arrive à rebondir). Soit ces dés restent chez vous pour récolter des ressources disponibles pour le tour d’après, soit ces dés sont placés dans vos vaisseaux afin d’aller sur 6 lieux vous permettant : d’ajouter des parcelles de récoltes, d’améliorer vos vaisseaux, de déplacer votre robot sur une planète pour la fouiller et obtenir des ressources soit immédiatement soit pour le prochain tour, recruter des ouvriers, … ET vous placer définitivement pour obtenir des PV en fin de partie.

C’est là qu’est l’intérêt du jeu :

  • vous ne pouvez pas lancer plus de 5 dés
  • vous allez devoir placer des dés définitivement sur les PV en dépensant des ressources (attention à ne pas être le dernier car il y a quelques malus et pour les 1ers des bonus non négligeables)
  • vous allez essayer de recruter autant que vous laissez d’ouvriers sur les PV (car vous ne les récupérez pas ceux là).
  • et tout ça se programme, donc le casse tête est là puisque sur les lieux on peut pas tous y aller !

Personnellement j’adore les graphismes et le thème (on peut crafter des objets aussi, c’est assez riche et abouti).

Et le critère qui tue : est-ce que j’ai envie de rejouer ? OUIIIIIIIIIII ; j’ai bien envie d’essayer à 2 car à 4 il a été un peu trop long.

Coloma

1–6 joueurs, 13 ans et +, 60 à 90 minutes
Auteur: Jonny Pac Cantin
Illustrateur: Mihajlo Dimitrievski
Editeur: Final Frontier Games
Jeu issu d’un KS, en VF bientôt chez Super Meeple

Revendu après une partie. Non pas qu’il est mauvais, mais je n’ai pas envie d’y rejouer ; malgré un petit élément original (celui de la roue et du fait que l’action la plus convoitée par les joueurs se verra amputée d’une action). Je me suis malheureusement ennuyée ferme pendant TOUTE la partie. Pourtant il avait tout : placement d’ouvriers, thème sympathique, belle interaction, orienté stratégie, mais voilà, les goûts et les couleurs.

J’ai beaucoup mieux en placement d’ouvriers (Abomination & Anachrony pour ne citer qu’eux) et j’ai beaucoup mieux en jeux stratégiques (je peux citer mes 20 préférés mais ça ne servirait à rien ici).

Pour moi c’est un OK Games dont parle Eric Lang. Il est bien mais il y a mieux. Evidemment, vos goûts peuvent être différents, donc allez jouer avant de le rayer de votre liste 🙂

NINE

2–4 joueurs, 14 ans et +, 20 à 30 minutes
Auteur: Gary Kim
Illustrateur: David Sitbon
Editeur: Sorry We Are French
19,90 € chez Philibert

Euh je crois que j’ai été assez claire sur le coup de cœur. J’aime ce jeu!!! Et je suis en train d’en faire des adeptes… mouhahahahaha (cri de Gourou de la Secte NINE FOREVER)

En fait, NINE, avec 3 parties par mois, sans en faire 35 d’affilée, peut avoir une durée de vie infinie dans une ludothèque.

Black Angel & Edge of Darkness

Des grosses erreurs de règles (et fatigue) nous on gâché la première partie, mais on a vu le potentiel de ces 2 jeux, donc on y reviendra plus tard avec grand plaisir.

Ce que j’ai aimé dans Edge Of Darkness c’est le card crafting system. Celui de Mystic Vale. Par contre le jeu est surproduit et le prix est bien trop cher pour ce type de jeu.

Ce que j’ai aimé dans Black Angel c’est tous les éléments qui concordent pour vous faire vivre une belle expérience stratégique. Le graphisme est particulièrement flashy mais j’adore !!!

Reavers of Midgard / Maraudeurs de Midgard

2–4 joueurs, 10 ans et +, 75 à 90 minutes
Auteur: J.B. Howell
Illustrateur: Yaroslav Radeckyi
Editeur: Grey Fox Games
67,50 € en français chez Philibert (fin novembre 2019)

Tout le monde sait que je suis fan de Champions of Midgard, j’ai passé mon tour sur le KS imaginant une VF et finalement j’ai craqué avant même que la VF arrive… quelle co… oui oui je sais 🙂 Mais j’ai pu y jouerrrrrrrrrrr (et même avant les backers…. alors que je l’ai acheté chez Phili en préco). Je sens que je vais me faire lyncher… mais j’avoue que les KS on y revient tous hein 🙂

Alors Reavers… Comment dire?

Reavers vous propose de constituer votre équipage (des dés) pour aller affronter les mers ou bien … collecter des artefacts…

Pour cela, vous avez un bateau à poser sur un emplacement pour en faire l’action. Sauf que TOUT le monde fait l’action. Le 1er joueur a cependant un beau bonus, le second un peu moins, etc.

Seul le premier joueur aura deux bateaux à poser. Et il est possible de poser son bateau avant le 1er joueur (en se posant au bon endroit le tour d’avant).

Là où ça va être sympa c’est de se poser là où les autres ne peuvent pas faire l’action. Sauf que ça nous est arrivé 2 fois sur 24 (à 3 joueurs : 6 tours avec 4 poses possibles / 3 bateaux personnels, 1 bateau du 1er joueur). Du coup, tout le monde a ce qu’il faut pour tout faire. A la deuxième partie, pareil, 4 fois sur 24 on a réussi à empêcher qqn de jouer (bel exploit!)

Autre gros bémol : on avait un joueur à la traîne côté PV qui nous a mis 90 points en fin de partie grâce aux cartes collectées durant la partie. Les artefacts et tout ça… Nous, on allait se battre vaillamment pendant que lui envoyait ses guerriers jouer à la dînette ? OK il allait piller maisons et villages, mais bon… rien d’épique, peu de combats. En plus, on s’attendait à une trentaine de points d’écart mais pas 90.

Donc on ne sait pas qui est devant, tout le monde peut tout faire quasiment, on a envie d’arrêter la partie avant la fin.

Contrairement à Champions donc, il n’y a absolument rien d’épique.

Du coup, je vous conseillerai plutôt Champions of Midgard. Cependant si vous adorez l’univers, pourquoi ne pas tenter une partie en salon, en ludothèque, ou autre avant d’acheter ? Après tout, notre avis nous est propre. (vous savez j’aime les jeux parfois que les autres n’aiment pas lol)

Envie de rejouer à Reavers of Midgard : Non.

Envie d’acheter les extensions Champions of Midgard avec la vente de Reavers: OH OUIIIII

Cooper Island

2–4 joueurs, 12 ans et +, 60–120 Min
Auteur: Andreas Odendahl
Illustrateur: Javier González Cava
Editeurs: Frosted Games, Capstone games, Arrakis Games…
74,90 € en anglais chez Philibert (quelques cartes avec de l’anglais)

Une envie folle d’y jouer. Peut-être même le plus gros buzz ……………….. injustifé de toute la décennie mdr non non ok je vais trop loin. Mais quand même…

Je m’explique, en 10-15 minutes les règles sont expliquées. Rapides, efficaces, rondement bien écrites, d’une efficacité redoutable, et j’ai même suivi la vidéo règle ici en anglais en jetant un œil parfois sur les règles pour recompléter mes connaissances. Ca vous promet sur le papier de véritables aventures stratégiques.

En effet, dans Cooper Island, vous allez développer votre péninsule au travers de la pose d’ouvrier. 5 manches de 3 phases : revenus, actions avec pose d’ouvriers, nettoyage/pv/….

La phase de revenus vous permet de poser 2 types de tuiles : les tuiles îlots (dont la partie bleue, va sur l’eau) et les tuiles paysages qui vont sur ? la terre ferme ! vous suivez, c’est bien. Dès que vous posez une tuile, vous posez une ressource sur celle-ci (j’abrège volontairement, si j’explique toutes les règles vous êtes pas couchés 🙂 ). Cette phase va aussi vous permettre de gagner plus, si vous avez construits des bateaux vous rapportant des revenus (ressources, argent, pioche de tuiles…)

La phase de pose d’ouvriers vous permet de gagner encore plus de ressources et de les dépenser en bâtiment, en statue, en bateaux, etc. Tous les lieux sont ouverts à condition d’avoir débloqué les bons ouvriers. Donc vous ne gênez personne en vous posant à tel ou tel endroit (sauf que ; si vous n’êtes pas le premier, vous payez ceux qui sont déjà présents).

La phase de cleaning va vous permettre de redresser des cartes liées à vos bâtiments (utilisables qu’une fois par manche), de gagner quelques points etc…

Et quand on y joue, comme vous pouvez le constater avec mon super enthousiasme, on se rend compte qu’on joue TOUT SEUL :

  • pour un jeu de placement d’ouvriers, on ne bloque personne.
  • pour un jeu d’une telle stratégie, il n’y a pas d’interactions. On développe sa péninsule, seul et encore seul. Les joueurs n’interviennent jamais sur la façon dont vous construisez votre péninsule. Vous êtes seuls.
Film « seul au monde »

On a cependant passé un super bon moment en terme de stratégie car il y a plein de petites originalités fort sympathiques :

  • vous mettez une ressource sur un paysage lorsque vous le posez, et selon le niveau de votre paysage, votre ressource vaudra plus ou moins. C’est à dire que si votre montagne fait 3 tuiles de hauteur, votre ressource vaut 3.
  • Vos bateaux font le tour des péninsules (l’un dans le sens horaire, l’autre dans l’autre), même celles des autres et à chaque îlot dépassé, vous gagnez le bonus de l’îlot (même en passant par les îlots des autres).
  • Toutes les 5 cases (environ) que vos bateaux vont franchir, vous gagnez un registre (livre) avec un bonus immédiat et 5 PV en fin de partie.
  • Les types d’ouvriers sont monnaie courante maintenant mais le fait de ne pas avoir les super ouvriers de suite donne une dimension originale car c’est à vous de choisir si vous voulez un ouvrier normal (auquel cas vous aurez un ouvrier supplémentaire) ou si vous voulez un ouvrier spécial (et là il vous faut mettre un ouvrier normal sur une carte objectif de fin de partie et donc vous le perdez pour le reste de la partie, du coup vous n’avez pas plus d’ouvriers mais un ouvrier spécial avec des bonus de pose en étant le 1er qui sont GÉNIAUX).

Du coup, notre avis est plutôt mitigé car ce jeu est très solitaire mais il demande un effort cérébral qu’on a beaucoup apprécié et les originalités du jeu nous ont permis de passer un excellent moment.

Un petit bémol sur le marché dont on n’a pas du tout compris l’efficacité/l’utilité si ce n’est la lourdeur. Règles à relire peut-être sur ce point.

Envie d’y rejouer : et bien, contre toute attente, OUI, si j’ai envie de parler à personne et de me concentrer sur mon jeu, carrément.

Brass Lancashire

2–4 joueurs, 14 ans et +, 60 à 120 minutes
Auteur: Martin Wallace
Illustrateurs: Lina Cossette, Peter Dennis, David Forest, Eckhard Freytag, Damien Mammoliti
Editeurs: Roxley, Warfrog Games etc
59 € en VF chez Philibert

ho zut je me trompe de Essen c’était l’an dernier hahahaha

Tout le monde connait déjà ce jeu mais de mon côté je n’avais jamais eu l’occasion d’y jouer jusqu’à il y a peu.

Déjà je trouve le jeu magnifique. Par contre, le premier terme qui me vient à l’esprit quand je parle de ce jeu c’est FÉROCE. L’interaction est forte et méchante sur le plateau. On utilise vos ressources et comme si ça suffisait pas on utilise aussi vos canaux… grrrrrrrrr ça fait couiner ! Mais quand on utilise ceux des autres, c’est jouissif de les voir grogner lol

Et pourtant j’ai joué à 2 et heureusement ! Parce que peut-être qu’à 4 ça m’aurait méchamment fait mal de jouer avec des joueurs qui connaissaient déjà le jeu.

Sur ce jeu, j’avais lu une review marrante genre « après avoir joué à Birmingham, j’ai joué à Lancashire. Et bien, c’est comme si je sortais avec le frère ou la sœur de ma compagne, mais le baiser est différent » Je n’ai pas retrouver la review qui disait ça mais ça m’a bien fait marrer !

Ce que j’ai aimé particulièrement dans Brass L., c’est le thème retranscrit dans le jeu où l’on voit le plateau évoluer, les ressources transiter, les canaux prendre forme etc. Le jeu n’est pas si compliqué à apprendre mais à jouer il demande quelques parties pour être maîtrisé. Je ne suis pourtant pas du tout fan des jeux économiques, mais dans Brass, il n’y a pas que ça. C’est le développement qui fait son sel. J’aime le côté opportuniste très léger mais qui tombe à pic par moment aussi si on observe bien le plateau.

Envie d’y rejouer ? Carrément !!!! et vite !!!

On a aussi pu jouer à

  • Flotilla : à 5 joueurs, grosse erreur… on était beaucoup trop nombreux mais c’était vraiment bien ; il y a des supers idées et d’autres plus mauvaises lol. Attention aux jets de dés. Gagner 1 ressource avec 6 dés et se prendre max de toxicité c’est moche. On va finir par accepter les lancer de dés x 2 entre experts.
  • Tapestry aussi a été joué à 3, mais l’équilibre des factions semble être remis en question. Du coup, à rejouer pour en parler 🙂 Ceci dit, pour être honnête, j’ai adoré ma 1ère partie.
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