Essen à la maison : Day 3

Une petite journée mais 3 grands jeux !

et le 3ème héhé

Notre Essen à la maison se poursuit et je dois admettre que malgré la fatigue et l’incessant « besoin » ou l’incessante « nécessité » de jouer à des nouveautés, on a très bien choisi nos jeux pour cette édition 2020.

Force est de constater que les éditeurs et auteurs ont encore de quoi nous faire baver. Et on commence avec la tuerie expert de cette journée :

Alma mater (2–4 joueurs, 12 ans et +, 90–150 Min)

Auteurs: Acchittocca, Flaminia Brasini, Virginio Gigli, Stefano Luperto, Antonio Tinto
Illustrateur: Chris Quilliams
Editeur: eggertspiele
Précommande en VF bientôt disponible chez Philibert

On avait sélectionné Alma Mater dans le top 5 Essen de cette année, sans avoir lu les règles mais on connaissait déjà la valeur du titre :

  • Acchittocca est l’auteur de Terramara,
  • Flaminia est l’auteure de Coimbra et Lorenzo
  • Virginio est l’auteur de ces 3 jeux aussi (Terramara, Coimbra, Lorenzo)

Mais ce qui nous a fait acheter le jeu définitivement c’est Pardieu et sa vidéo explicative des règles.

On aime les jeux de placements d’ouvriers et à 3 joueurs, Alma Mater a très très bien fonctionné. En plus, il y a plein de points de positifs :

  • l’interaction est monumentale : sur les livres (cf point suivant), sur la prise des professeurs, sur la prise des étudiants, sur la course à la recherche et évidemment sur le placement !
  • les ressources sont des livres, et la couleur des livres est celle des joueurs, donc chacun met en vente les livres de sa couleur.
  • Plus votre réputation est bonne, plus vos livres seront nécessaires pour faire venir les étudiants et les professeurs
  • Quand on découvre les combos, c’est magique !
  • Les règles sont pas compliquées (même en anglais, d’ailleurs je salue celui qui a rédigé le livret de règles car celui-ci est clair, précis et très bien organisé)
  • Mais, mes petits loups, … à jouer, c’est tendu à souhait !!!!

On a eu quelques pépins cependant:

  • El Stefano avait la meilleure réputation du début à la fin. Du coup, quand il mettait à disposition ses livres, on lui achetait car trop souvent nécessaires et surtout pas cher car il en mettait tout le temps mdr, et lui n’en avait pas assez pour lui du coup. On s’est donc dit qu’il fallait pas trop vite partir devant sur la réputation car nos livres sont trop demandés LOL

OK, ça ne nous a absolument pas dérangées nous LOL On a super accroché !

Avis d’Angé

Oh que c’est bon …un vrai bon jeu bien dur comme je les aime ! La prospérité de votre université se fera au détriment de celle des adversaires mais avec qui vous partagerez votre savoir pour monter en attractivité tant auprès des étudiants que des professeurs que vous recruterez ! Si le parti pris esthétique n’est pas sensationnel, le jeu vaut très clairement le détour…et que la version anglaise ne vous fasse pas peur car l’iconographie se passe de mots. Nous avons testé le jeu à 3 joueurs ce qui me semble être pas mal pour un début. A 4 je pense que ça doit être encore plus difficile ! Mais allez-y les yeux fermés si vous aimez les jeux à l’allemande exigeants mais bien thématisés. Une vraie découverte de cet Essen by home !!!

Avis de El Stefano

Rolalala… J’ai dérouillé chers GeekkLetophiles. D’ailleurs ça s’est bien vu dans les points de victoire. Mais n’en parlons plus. Alma Mater c’est du bon gros jeu à l’allemande : très calculatoire, sans pitié, complexe, avec une interaction que je qualifierai de moyennement froide voire demie chaude. Attention à ne pas être trop attractif sous peine de vous faire dépouiller votre belle bibliothèque : il ne vous restera que l’argent, la renommée envolée. Il faudra donc beaucoup de subtilité pour passer sous le radar de vos adversaires tout en restant compétitifs. La cafetière va tourner à plein régime faites moi confiance.

PARIS 1889 (3–6 joueurs, 16 ans et +, 30–60 Min)

Auteur: Florian Fay
Illustrateur: David Sitbon
Editeur: Sorry We Are French
30 € en VF chez Philibert

Alors que nos corps déchiquetés flottent dans l’espace profond nos âmes souillées par ces maudits aliens nos âmes se réincarnent sur terre. Mais en 1889… A Paris…

Nous voici donc dans l’univers sombre et terrorisant de Greenville.

Nous allons devoir combattre  l’infamante et impitoyable Abomination. On ressent vite l’influence de la mythologie lovecratienne dans les somptueuses et macabres illustrations de David Sitbon.

La mécanique est simple et ce n’est pas en elle que réside l’intérêt principal du jeu mais bien dans l’envie et l’investissement que mettront les joueurs à créer une histoire.

En gros : à chaque tour la bête avance en ligne droite vers les joueurs, alors que ces derniers doivent prendre des détours pour récupérer des anneaux d’invocations et autres objets indispensables.

Pour gagner, il faudra soit récupérer soit, les 5 anneaux soit, parvenir à battre l’Abomination dans un ultime et désespéré combat.

Pour perdre : dès qu’un joueur est rejoint par la bestiole, l’équipe livre un dernier combat dans l’espoir de survivre mais la bête est rapide et sauvage.

Voir l’Abomination qui se déplace à la vitesse de The Flash (pour les DCistes) ou de Vif Argent (pour les Marvellistes) et qui vous colle aux fesses participe grandement à la tension qui va régner tout au long de la partie.

Au début du tour, chaque joueur relate ce qu’il voit sur sa carte illustrée et propose ce qu’il voudrait faire pour la suite.

L’inspecteur (chaque joueur à tour de rôle) va maintenant tirer des cartes supplémentaires qu’il attribuera secrètement à chaque joueur (plus une pour la bête) en fonction de ce qu’il a vu et entendu précédemment. Cette phase est géniale, car l’inspecteur est souvent persuadé qu’il a fait les meilleurs choix possibles et que les autres joueurs vont forcément le suivre.

Au tour suivant,  tous les autres joueurs essayer de deviner quelle carte l’inspecteur a attribué à chaque personnage. Alors là les ludovores, vas-y que ça va discuter, négocier, parce qu’en plus il faudra se mettre d’accord sur les choix. De belles empoignades en perspective. Pendant ce temps l’inspecteur blanchit en se disant que, mince, il avait pas pensé à cet indice, que les joueurs pensent de manière tordue et que bon sang on va tous se faire bouffer. Cette partie du jeu est vraiment géniale.

Enfin on révèle. Ceux qui ont deviné récupèrent la carte pour continuer leur histoire. Ceux qui ont perdu, garde la carte précédente et devront augmenter le potentiel évocateur de leur histoire. Pendant ce temps, l’Abomination avance.

Paris 1889 est un jeu de déduction et de lecture dans l’esprit de ses ludocopains. C’est un jeu de papotage à tout va mais surtout un véritable moteur d’imagination, d’invention et de création. Le jeu n’a de limites que notre propre imagination. C’est terriblement ludique et amusant. Je suis tombé sous le charme.

Qui osera dire que les suites sont toujours moins bonnes que l’original ? Sorry wa are french a réussi son coup.

L’avis de Manon 18 ans, joueuse totalement débutante et un peu timide :

« C’est un très bon jeu, agréable et super pour mettre l’ambiance à une soirée entre amis et qui permet d’exprimer l’imagination de chacun ».

L’avis d’Angélique joueuse experte :

« J’avais joué à Greenville et l’expérience avait déjà un goût de reviens-y. Avec Paris 1889, le décor est différent et encore plus immersif. Un gros pouce couvert de sang en l’air pour moi. »

Pour ceux qui se demandent quelles sont les différences entre Paris 1889 et Greenville 1989), en voici quelques unes (suite à une discussion sur Twitter)

  • Paris 1889, c’est la suite de Greenville, car 10 ans plus tard on décide de partir dans le passé pour fermer la porte du royaume des monstres. Côté règles, ce sont quasi les mêmes hormis quelques éléments et puis sur la piste il y a un monstre qui va avancer plus ou moins vite et bouffer le(s) retardataire(s)
  • C’est un genre d’évolution du concept dans un décor différent
  • L’expérience est suffisamment différente, et quitte à choisir je préfère Paris 1889 (par goût personnel : contexte historique, la bête qui te poursuit, la scène finale)
  • Et puis déjà dans Greenville les illustrations envoyaient du lourd, mais là dans Paris 1889 je les trouve encore mieux et c’est moins glauque (enfin pour certaines cartes LOL). C’est vrai que les anneaux indices c’est juste GENIAL !
  • Moi c’est plutôt celles de Paris que je trouve plus glauques, parce que c’est très réaliste, alors que dans Greenville je suis + dans l’esprit « je suis un gamin d’une série horrifique ». Dans Paris ça pourrait presque être vrai !
  • C’est clair qu’on reconnait quelques endroits ! on s’y croirait mais je trouve les illustrations non glauques absolument magnifiques (genre tout va bien dans le meilleur des mondes…. ha ha ha HA HA HA )

Le petit plus d’el Stefano : Une lecture du Nécronomicon est conseillée pour vous éviter quelques erreurs. Au pire l’intégrale du seigneur Lovecraft nourrira abondamment vos pensées.

Vous pourrez trouver le jeu ici :

Autre article sur Paris 1889 🙂

Splendor Marvel (2–4 joueurs, 10 ans et +, 30 Min)

Auteur: Marc André
Editeur: Space Cowboys
31,50 € en VF chez Philibert

Je pense qu’il est nul besoin de présenter Splendor !

L’édition Marvel reprend les grandes lignes de Splendor et ses extensions.

Pour gagner à Splendor Marvel, vous devez vous emparer du gant d’infini et pour cela, vous devrez:

  • réunir une équipe (avoir 1 carte de chaque ressource, représentant un héros)
  • avoir au moins 16 points
  • récupérer un jeton TEMPS (disponible uniquement sur les cartes de niveau 3)

Sincèrement, j’adore Splendor. Comment passer à côté de cette édition Marvel ? Bon, OK, on peut s’en passer quand on a Splendor mais pas quand on est fan LOL je jouais très très peu les extensions car le jeu de base est parfait. Du coup, cette édition, splendide (super jeu de mots), est juste inutile donc indispensable !

Avis d’Angé

Une vraie revisite qui mérite sa version. Outre le fait que les illustrations feront le régal du fan service, les petites difficultés supplémentaires sont un plus ! Je regrette néanmoins un peu la perte de lisibilité des cartes somme toute très /trop colorées (bon après on me dira c’est MARVEL !).

Avis de Ludivine (joueuse bordelaise non experte, crypto débutante et très motivée)

Je n’aime pas Marvel, les couleurs des cartes se confondent un peu. J’ai bien aimé y jouer mais je lui préfère le Splendor initial, pour son côté plus familial.

Avis de El Stefano

Bin… C’est Splendor en vachement plus mieux que très bien hyper cool. Les quelques ajouts de règles sont vraiment un plus (surtout quand on n’a pas les extensions). Avoir les 5 couleurs de cartes, les 16 points et un joyau vert (acquis sur les cartes les plus fortes) pour remporter le gant de l’infini vont augmenter la difficulté de vos choix et du jeu en général. Pour les fans de Splendor c’est clairement la boite qui doit prendre sa place dans votre Kallax. Et en plus vous montez votre propre équipe pour poutrer le Thanos !!!

Le petit plus de GeekLette

  • si vous voulez vous entrainer en solo (même si ça reste évidemment différent), prenez 2 dés 6 (pour remplacer un joueur fictif) et lancez les après votre tour de jeu. Ce lancer de dés permettra d’enlever une carte grâce à l’addition des dés. Il y a 12 cartes face visibles sur la table. La n° 1 est la carte de niveau 1 la plus à gauche et la 12 est la carte de niveau 3 la plus à droite. Je vous vois rigoler… « elle est débile, on ne peut pas faire 1 avec 2 dés 6, donc la carte n°1 ne sera jamais prise par l’adversaire fictif« . Mais SI avec cette règle : quand vous faites un double : vous enlevez un jeton gris (le jocker), la carte n° 1 et la carte liée à l’addition 🙂 Et quand vous faites un 12, vous remettez le jeton jocker de l’adversaire fictif dans la réserve générale. Roh c’est beau, j’ai inventé cette règle solo à l’instant en parlant avec ma femme et en pensant que je dois offrir absolument ce jeu à ma nièce (qui a parfois envie de jouer seule)
  • Ou bien, prenez l’application mobile de Splendor (pas dispo en version Marvel héhé), ok c’est peut-être plus simple hahahaha mais c’est pas Splendor Marvel

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