La revue BGG #6

Un nouveau numéro de la revue de BGG, en retard parce que ces dernières semaines ont été chargées pour moi.
Bien évidemment, je ne vois pas tout ce qui est écrit, et je fais une sélection basée sur ce qui me semble le plus intéressant. Vu le nombre de sujets évoqués, je ne fais qu’une courte présentation de chacun et je les groupe par catégorie :

    • les généralités,
    • les jeux que j’ai découverts, les annonces de sortie/réédition,
    • les variantes de jeux,
    • les rethématisations et les « redraws »,
    • les améliorations graphiques/matérielles des jeux,
    • les « Print and play » (PnP), les WIP et l’édition de jeux,
    • les infos sur les conventions,
    • les stats,
    • en français dans le texte,
    • le cabinet de curiosités.

Assez logiquement, la très grande majorité des liens renvoient vers des discussions en anglais, sauf pour la rubrique « en français dans le texte ».

 

Les généralités :

Beaucoup de joueurs de jeux de société expliquent y avoir joué depuis l’enfance de façon discontinue, avez-vous pour autant l’impression que vos parents vous ont volontairement élevé pour faire de vous un amateur de jeux de société ?

Comment définir le « kingmaking » plus clairement que « c’est quand on fait une action qui fait gagner un autre joueur que soi-même » ? Et comment est-il ressenti lors de vos parties ? Un utilisateur de BGG donne un exemple de cas qui a fini par une brouille durable après qu’un joueur a appris qu’un de ses adversaires avait aidé un 3ème à gagner.

Une discussion sur les méthodes utilisables pour diminuer l’animosité entre les joueurs à la fin d’une partie. Avec, assez logiquement, le conseil de changer de jeux et/ou de joueurs si après chaque partie l’ambiance est tendue, mais aussi, à mon grand étonnement et ma totale incompréhension, la suggestion de demander au gagnant de chaque partie de ne pas participer à la suivante.

Quelles sont les améliorations possibles pour la note attribuée à la complexité des jeux, qui est actuellement un fourre-tout entre profondeur du jeu et complexité des règles et donc d’intérêt très limité.

Les équivalents dans la vraie vie des mécanismes de jeu (en plus de l’élimination des joueurs).

 

Les jeux :

  • Aliens: Hadley’s hope, un jeu basé sur le film de 1979. Annoncé uniquement en espagnol pour le moment (en vente à Essen).

  • Predator: Partida de caza, dans lequel les joueurs sont des Predator lâchés dans la jungle pour une chasse cérémonielle. Du même éditeur que le précédent, également annoncé uniquement en espagnol et disponible à Essen.

  • Lift off, dans lequel les joueurs sont à la tête d’agences spatiales dans les années 50/60.

  • Mezo, jeu de contrôle de territoire basé sur la mythologie maya, et avec des conditions de victoire asymétriques.
  • Trappist one, un jeu qui ne parle pas de bière mais de Méga-corporations qui cherchent à étendre leur influence dans l’espace colonisé.

  • Dans Smartphone Inc., les joueurs sont les PDG de fabricants de smartphones qui essaient d’étendre leur marché à un moment où ces appareils sont encore nouveaux.

  • The Romans, un jeu qui vise à retracer l’histoire de la Rome antique, du petit royaume italien à l’empire étendu, le tout en 2h30 maximum.
  • Nippon: Kereitsu, mini-extension pour Nippon, disponible à Essen et prochainement en vente sur le site de l’éditeur.

 

Les variantes :

Une liste de jeux qui peuvent être joués en solo grâce à un automa.

Un solo pour Terraforming Mars qui propose d’affronter une IA au lieu de jouer le mode solo officiel (qui ne propose que d’essayer de terraformer en temps limité, sans autre opposition).

Accross the inner sea, une variante (encore en cours de test) de Britannia qui permet de jouer l’Irlande. L’auteur a fait un compte-rendu d’une de ses parties de test.

 

Les rethématisations :

Un utilisateur a commencé la création de Legendary: Fairy Tail. Le projet n’en est encore qu’à ses débuts. Il est dommage que personne n’ait encore essayé de réaliser Legendary encounters: One Piece en se basant sur les mécanismes de Legendary encounters: Firefly.

 

Les améliorations matérielles des jeux :

Une page web qui fait office de sac du chaos pour Horreur à Arkham le JCE.

Dans la revue de BGG #1, j’avais donné le lien vers un tutoriel pour remplacer les jetons de Jaipur par des jetons de poker. Sur Twitter, Fendoel a mentionné que cet utilisateur de BGG a créé de nombreux tutoriels détaillés, réunis ici.

 

Les PnP, les WIP et l’édition :

Une discussion sur la différence entre « input randomness » et « output randomness » (le hasard qui a lieu en amont de la décision et le hasard qui interfère avec les décisions des joueurs, respectivement).

Les erreurs les plus fréquentes lors de l’édition d’un jeu. Notamment le manque de playtests ou l’absence de test « en aveugle » des règles (le processus de remettre un jeu à un groupe de joueurs et de les laisser l’apprendre par eux-mêmes, sans influencer leur compréhension des règles). En parlant d’erreur et d’autonomie des joueurs, est-il judicieux de laisser les joueurs s’occuper eux-même d’équilibrer un jeu (avec l’exemple de Root) ? Surtout quand on considère que pour que les joueurs trouvent comment contrer les forces de leurs adversaires ils vont devoir jouer de nombreuses parties en peu de temps, ce qui n’est pas forcément évident dans certains groupes.

Un PnP pour Mini Railsen plus mini et avec une nouvelle direction artistique.

 

Les infos sur les conventions :

Essen :

La preview sur BGG a dépassé les 1 000 titres.

Les plans du salon sont désormais disponibles, avec la liste des stands.

 

Les statistiques :

Un classement des 50 principales guildes, par nombre d’utilisateurs. Sans surprise The Dice Tower arrive en tête, suivie de peu par la « 1 player guild », qui regroupe les amateurs de jeu en solo et dont le slogan est « Together, we game alone » (ensemble, nous jouons seuls).

Brass Lancashire continue sa progression et est monté de 5 places dans le top 50 au cours du mois de septembre. Brass Birmingham, lui, approche sûrement du top 100.

 

En français dans le texte :

Razoupaf nous propose une nouvelle fois un article très détaillé, cette fois-ci sur Vendredi, un des grands classiques du jeu solo (et un de mes préférés).

 

Les inclassables :

Ces mauvais rêves qu’on fait (du genre « j’arrive au boulot, on m’apprend que je dois faire une présentation, je ne sais pas de quoi il s’agit … ah, et je n’ai pas de pantalon ») relatifs aux jeux de société.

Dans le JCC Magic, le terme « tap » (« engager » en français) est utilisé pour indiquer qu’on tourne une carte afin de montrer qu’elle a été utilisée. Wizards of the Coast, l’éditeur a obtenu les droits exclusifs de l’association entre « tap » et l’action de tourner une carte activée, voici une liste de quelques jeux qui utilisent le même principe mais avec un terme différent.

 Un recueil de blagues « Trevor explique les règles tellement mal que … ».

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