7 wonders Nouvelle édition

7 Wonders
Un jeu d’Antoine Bauza
Illustré par Miguel Coimbra
Edité par Repos Production
De 3 à 7 joueurs
30 à 45 minutes
40,50 € chez Philibert

Article écrit par BDPhilou

Le million, le million, le million !

Il y a 10 ans, l’éditeur Repos production distribuait, sur les étals de nos revendeurs préférés, un jeu qui allait marquer l’histoire des jeux de société modernes. Ce jeu, c’est 7 Wonders : ni plus ni moins que le jeu le plus primé au monde ! Trictrac d’Or, As d’Or Prix spécial, Spiel des Jahres connaisseur, Swiss Gamers Award, etc.

Entre 2010 et 2011, le jeu d’Antoine Bauza rafle la plupart des distinctions ludiques à travers le globe. Un succès critique qui se double d’un succès public puisque le jeu a dépassé la barre hautement symbolique du million d’exemplaires écoulés ! A l’occasion de ses 10 ans,  7 Wonders s’offre un petit lifting : Nouveau design et règles légèrement plus accessibles. A travers cet article, je me propose d’une part de vous présenter la version 2020 de ce célèbre jeu et d’autres part, d’essayer de comprendre en quoi, 10 ans après 7 Wonders est un jeu toujours marquant.

30 minutes pour un Empire !

Dans 7 Wonders, chaque joueur est à la tête d’une civilisation. Chacune d’elle est rattachée à une merveille qui pourra être construite durant la partie. Celle-ci offrira un avantage à son propriétaire. Le jeu se déroule en 3 âges (3 manches) durant lesquels les joueurs vont drafter simultanément des cartes de plus en plus puissantes. Chacun conservera 6 cartes à chaque âge.

Concrètement, 3 possibilités s’offrent au joueur lors de son tour :

  • Il peut défausser une carte de sa main et récupérer 3 pièces.
  • Construire l’une des 3 étapes de sa merveille en payant son coût et place alors une carte de sa main face cachée sous l’étape en cours.
  • Construire un bâtiment en payant le coût d’une des cartes de sa main et la place face visible devant lui.

Il existe 6 types de cartes. Sans entrer dans les détails, sachez simplement que certaines offrent :

  • Des ressources utiles pour construire des bâtiments ou sa merveille,
  • Des unités militaires permettant d’affronter vos voisins directs à la fin de chaque âge,
  • Des symboles scientifiques permettant de collecter également des PV,
  • Des guildes aidant à maximiser son score final.

Le joueur ayant le plus de points de victoire en fin de partie, gagne.

T’as beaux jeux, tu sais !

Un lifting était-il réellement nécessaire ? Etant détenteur de la toute 1ère édition, il est évident que certains éléments du matériel ont très mal vieillit, notamment sur 2 éléments :

  • Les cartes qui étaient relativement fragiles,
  • Les pièces en bois qui avaient un côté un peu cheap.

Heureusement, ses défauts de jeunesse ont vite été rectifiés au fur et à mesure des retirages du jeu. Cependant, au bout de 10 ans de bons et loyaux services, il était temps de redonner un peu de modernité à l’ensemble. Contrairement à Last Bastion (réédition modernisée de Ghost Stories du même auteur et du même éditeur), pour 7 Wonders, il était hors de question de changer le thème. 7 joueurs, 7 merveilles : On ne touche à rien ! C’est au niveau de la lisibilité et de l’accessibilité que l’éditeur a visiblement souhaité mettre l’accent pour cette réédition.

  • Ainsi, cette version 2020 reprend par exemple les icones (apparues dans 7 Wonders Duel) qui permettent d’identifier, en un clin d’œil, les chainages entre les cartes.
  • Les illustrations ont été légèrement zoomées et me sont  apparues moins chargées de ce fait. De plus, l’éditeur a pensé à ajouter des symboles permettant à chaque type de cartes d’être facilement identifiable par des daltoniens.
  • Toujours dans un souci de lisibilité, les règles sont bien mieux présentées : plus aérées et avec des exemples clairement illustrés.
  • Les tuiles merveilles sont plus grandes.
  • Le thermoformage (absent de la 1ère édition) est ici pensé pour faciliter la mise en place.
  • Enfin, le dos des cartes gagne en prestige avec un effet brillant. Evidement, ces nouveaux dos font que la nouvelle version du jeu n’est pas compatible avec les anciennes versions des extensions. Certains joueurs de la 1ère heure s’en sont émus. Personnellement, je pense qu’il est important de remettre au goût du jour des jeux pour qu’ils puissent toucher de nouveaux publics et ne pas rester bloquer dans le milieu finalement restreint des joueurs éclairés.

Tous les chemins mènent à 7 Wonders

Que reste-il de 7 Wonders 10 ans après sa sortie ? Et bien pas mal d’éléments qui sont aujourd’hui la norme des jeux actuels. A commencer par le temps de partie. Aujourd’hui, beaucoup de jeux tendent à se pratiquer en 30 à 45 minutes et en incluant si possible un maximum de joueurs. Lorsque 7 Wonders est paru, la norme était plutôt autour d’une heure, voir (beaucoup) plus.

Ce jeu a également largement démocratisé le principe du draft. D’ailleurs, il est fréquent lors d’une explication de règles d’entendre : « Il faut drafter les cartes, comme dans 7 Wonders. ». De plus, le draft apporte un rythme certain au jeu qui l’empêche de trainer en longueur puisque tout le monde joue en simultané. Ca aussi, c’était une petite révolution en soit.

Enfin, il est important de souligner que dans beaucoup de jeux actuels, on sent une inspiration liée à 7 Wonders : Hadara, Génésia et bien d’autres. Tous ces jeux ont leurs identités et leurs mécanismes propres. Cependant, ceci n’empêche pas les joueurs d’y trouver une filiation plus où moins appuyée au jeu d’Antoine Bauza… et finalement, n’est-ce pas là, la plus belle des récompenses que peut obtenir un jeu : Devenir une source d’inspiration pour d’autres ?

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3 Comments

  1. A noter quand même :
    « Ainsi, cette version 2020 reprend par exemple les icones (apparues dans 7 Wonders Duel) qui permettent d’identifier, en un clin d’œil, les chainages entre les cartes. »

    Pas d’accord du tout. Avant : j’avais une carte verte avec 2 chainages à venir, je savais que l’un était un bâtiment militaire m’offrant 3 bâtiments boucliers, et l’autre un bâtiment vert m’offrant tel symbole.
    Maintenant, j’ai une carte verte avec 2 symboles dessus mais je n’ai aucune info sur les chaînages que ça représente, à moins de jeter un oeil à l’aide de jeu.

    Je comprends que ça aille dans « l’épure » mais pour moi, c’est une belle perte d’information. Bien sûr, à terme pour les gros joueurs, on finit par les connaitre par cœur ces chaînages. Mais en l’état, j’ai du mal à voir ça comme une avancée comme cela semble être dit dans l’article.

    En tous les cas, merci pour l’article 😉

  2. Salut! Je comprends la remarque mais -Je pense- cette nouvelle édition s’adresse à un nouveau public. La tendance va clairement vers des règles plus épurées. Ceci passe également par une volonté de réduire au maximum les informations sur les cartes. Le jeu original était déjà simple à sortir, je trouve que cette édition l’est encore davantage. Mais je comprends ton point de vu. Perso, je trouve ça plus simple pour bloquer la carte d’un adversaire. Tu identifis plus facilement le symbole font il a besoin et donc tu sais si tu vas l’aider ou pas.

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