Ginkgopolis

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A peine reçu de Philibert, Ginkgopolis a déjà été joué 2 fois. Et d’affilées.

Ginkgopolis propose aux joueurs d’agrandir la ville via des poses de tuiles et de ressources. Mais les tuiles ne se pose pas forcément à côté des tuiles déjà présentes puisqu’on peut les poser par dessus (et donc les superposer) selon des conditions de tirage et de choix de cartes.

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En effet les joueurs disposent de 4 cartes en début de tour, et selon les cartes pourront :

  • exploiter : récupérer des éléments (tuiles, ressources, points)
  • urbaniser : poser une tuile adjacente à celles qui sont déjà présentes et y déposer ses ressources (pour montrer qu’ils sont propriétaires)
  • construire : poser une tuile par dessus celles existantes (si la tuile appartenait déjà à quelqu’un, celui-ci récupère quelques points mais aussi ses ressources qui lui permettaient d’être propriétaire de la tuile et de gagner des points en fin de partie.

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L’ingéniosité repose dans le fait que les bâtiments (tuiles) recouverts ont leur correspondance en carte (c’est ce qui permet de les recouvrir) que l’on garde près de soi pour apporter quelques pouvoirs supplémentaires.

Justement ces cartes qu’on joue pour exploiter, urbaniser ou construire sont soit défaussées (si c’est l’exploitation ou l’urbanisation qu’on cherchait) soit conservées pour leur pouvoir (si c’est la construction qu’on a choisi). Ce pouvoir est soit récurrent soit récupérable en fin de partie (notamment les points de victoire).

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Expliqué comme cela, ça ne doit pas vous parler mais je vous invite à aller voir la vidéo Focus On Board de Yoann Levet qui explique parfaitement le système.

On remarque après quelques tours la difficulté de choix dans Ginkgopolis  : on n’a pas forcément les tuiles ou les cartes souhaitées pour embêter l’adversaire ou bien construire pour soi. C’est pourquoi on n’a refait une seconde partie pour vérifier. Mais le hasard a une part importante dans ce jeu tant dans le tirage des cartes que celui des tuiles. Il est alors difficile d’élaborer une quelconque stratégie puisque quand on trouve le coup à faire, les cartes ou tuiles ne suivent pas. On arrive à comprendre que pour construire ou urbaniser il faut se procurer des ressources, mais tout se décide en fonction des cartes que l’on a. Par ailleurs, nous avons déjà été bloqués : aucune carte possible à jouer après avoir utiliser nos pions de changement de cartes. Dans la règle rien n’est indiqué pour ce cas.

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Si on oublie le hasard, Ginkgopolis propose un jeu très agréable qui se construit au fil des tours et qui ne ressemble pas aux parties précédentes. Les tuiles sont superposées ou non donc les possibilités de plateaux différents sont carrément hallucinantes. Et les étages de tuiles donnent une dimension bien appréciable visuellement. Les cartes et les tuiles sont en plus de toute beauté et ajoutent une certaine sérénité. Oubliez vos planifications ici on fait avec ce qu’on a et on tente de tirer parti des cartes en main qui tournent d’un joueur à un autre après chaque tour. Et on finit par faire l’effort. « Je subis les cartes en plus des tuiles, que puis je faire ? Qu’est ce qui va me permettre d’empocher des points mais en plus d’en faire perdre à l’adversaire ». Et pour ça il faut observer les cartes qui lui donnent quelques points en fin de victoire et ça devient presque jubilatoire d’allier carte, tuile et baisse des points de son adversaire. Alors si vous aimez le hasard mais que vous savez vous adapter, vous serez servis.

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Les plus 

  • Règles simples donc faciles à assimiler
  • Mécanique ingénieuse, originale, innovante, ça frappe tout de suite
  • Interactions fortes
  • Matériel magnifique et de très bonne qualité
  • Agréable à jouer
  • Fluide et rapide à jouer, on n’attend pas
  • Mode solitaire possible
  • Extension The Experts disponible à moins de 20 euros chez Philibert : Cette extension comporte six modules indépendants que l’on peut combiner librement, offrant de nouvelles stratégies et permettant de renouveler le jeu de base.

Les moins 

  • Trop de hasard (sur le tirage cartes et tuiles) donc stratégie et planification impossibles, même si on arrive à isoler quelques idées
  • Une manipulation nécessaire qui coupe le rythme (quand la pioche se vide, on récupère les cartes des bâtiments habités et on enlève les cylindres gris)
  • Scores connus qu’en fin de partie
  • Point de règles sombres : si on ne peut pas jouer de carte que fait-on (après avoir épuisé ses échanges) ? Pourquoi jouer en même temps sa carte face cachée ?

Proposé à 39 euros chez Philibert

Un jeu de Xavier Georges
illustré par Gaël Lannurien
édité par Pearl Games
date de sortie : 10/2012
de 1 à 5 joueurs
à partir de 10 ans
durée approx. de 45 minutes

A propos de GeekLette 656 Articles
Pipelette & Geek à temps plein

15 Comments

  1.  » si on ne peut pas jouer de carte que fait-on ? » : il est alors toujours possible d’exploiter et ce avec n’importe quelle carte.
    Le piège de ginkgopolis c’est de chercher systématiquement à poser. A ce jeu il y a les bons coups et les très bons coup : il faut toujours veiller à avoir d’avance des tuiles et des pions quitte à passer sur un coup moyen pour en faire un bon : récupérer une tuile qui combotte bien, occuper un bon espace ou au contraire casser un espace adverse.

    Pour le reste je suis partiellement d’accord, notamment sur la part de manipulation

  2. Le principe de jouer tous en même temps permet clairement de réduire le temps de partie étant donné que tout le monde réfléchi en même temps et après il n’y a plus que a appliquer les effets. Cela donne un rythme plus rapide au partie je trouve.
    La manipulation est particulièrement facile c’est vrais.
    En ce qui concerne facteur chance dans le tirage de carte une variante est disponible l’extension qui peut être joué sans l’avoir: jouer avec 5 cartes en main au lieu de 4 et/ou garder une carte en main à chaque draft.

    (sinon, pareil que au dessus, impossible de ne pas pouvoir jouer de carte pendant un tour. Une carte de bâtiments et e jouée seul et permet de récupérer soit des ressources/tuiles/points de victoire en nombre équivalent au niveau du bâtiment en question.)

  3. Il y a du hasard oui, mais stratégie et planification impossibles, je ne suis pas du tout d’accord. Clairement dés le début, et souvent dés que les personnages sont choisis, on a déjà une petite idée de la stratégie à faire. Car souvent dans Ginkgopolis, il vaut mieux ne pas se disperser et donc il sera souvent question de se concentrer sur un ou deux axes principaux des trois (exploitation, construction, urbanisation), et souvent on commence déjà à voir les quartiers de couleur se profiler très tôt dans la partie, même si on tentera de les diviser ou de casser les majorités.

  4. j’ai gagné en m’imposant sur les bâtiments bleus qui me rapportaient des points, mais on est loin du jeu où on maîtrise tout.
    c’est l’adaptabilité aux événements qui permettra de s’en sortir le mieux, mais je sais pas à 2 deux je suis pas convaincue.
    Je trouve ça très ingénieux comme système mais on ne fait que tourner les cartes et manipuler le matériel, je pense qu’à + de 2 c’est + efficace. J’entrevois le potentiel mais j’accroche pas. On espère que quelques cartes sortent rapidement et c’est pas le cas, on doit se réadapter.
    Par contre intéressée par l’extension pour les 5 cartes dont une qu’on garde.
    Je crois que je préfère les jeux avec + de possibilités, + de diversité, accroche cerveau quoi.
    mais je compte bien y rejouer à 3 et + car j’ai bien envie de voir ce qu’il a dans le ventre

  5. Le jeu peut casser des neurones : mes amis se cassent + la tête à Ginkgopolis (ou il faut parfois anticiper des coups adverses, se rappeler des 3 cartes sur 4 qu’on vient de donner à son voisin)) qu’à Tzolkin (où tout est visible et au final assez linéaire).

    Je vais te raconter comment j’ai gagné une partie à 4j : j’avais la bonne tuile et la bonne carte mais pas assez de ressources, et je jouais dernier. Ayant été 1er joueur le tour d’avant, je connaissais 3/4 cartes du futur 1er joueur. La carte lui rapportant le + de points était un bâtiment que je contrôlais, donc je voulais qu’il la joue pour me déloger et ainsi me donner les ressources nécessaires, ce qu’il a évidemment fait ! Ca m’a permis de couper un énorme quartier en 2 (en changeant la couleur d’être le seul dedans et d’en créer un autre où j’étais également seul).

    On peut dire que c’est de la chance, je parlerais plutôt de calcul et de prise de risque. J’ai tenté ce coup car c’était le meilleur au niveau statistique/jeu adverse.

    Comme l’a dit Ocelau, il faut se constituer une réserve de tuiles pour ensuite préparer de très bons coups. C’est un jeu de tempo où il ne faut pas chercher à réaliser le meilleur coup à chaque tour. J’ai mis du temps à comprendre ça aussi, c’est très perturbant mais ça fait toute sa richesse ! Allez je vais m’en faire une après manger ! (Et écouter ton podcast)

  6. « Point de règles sombres : si on ne peut pas jouer de carte que fait-on (après avoir épuisé ses échanges) ? »

    Pourquoi tu écris ça alors que ça n’a pas lieu vu qu’on peut TOUJOURS jouer une carte seule, une erreur d’interprétation des règles? Ca arrive mais c’est bien de savoir si tu as un avis tronqué par une erreur de règle ou pas 😉

  7. y’a quand meme TOUT ca en points positifs :
    Règles simples donc faciles à assimiler
    Mécanique ingénieuse, originale, innovante, ça frappe tout de suite
    Interactions fortes
    Matériel magnifique et de très bonne qualité
    Agréable à jouer
    Fluide et rapide à jouer, on n’attend pas
    Mode solitaire possible

    alors que je n’ai pas aimé mais je comprends qu’on puisse s’y attarder.

  8. Pour être tout à fait honnête, ce qui m’intéresse n’est pas que tu aimes ou pas mais pourquoi tu as écrit « si on ne peut pas jouer de carte que fait-on (après avoir épuisé ses échanges) ? ». Car ça m’intéresse de savoir comment tu as joué au jeu et ce qui n’est pas clair dans mes règles.

  9. Autant j’aime beaucoup les mécaniques et le jeu : Troyes
    Autant j’ai pas accroché lors de ma partie (1 seule c’est pas assez sans doute) à Ginkgopolis ou j’ai fait un bon score en jouant un peu n’importe comment à savoir avec le hasard souligné par Geeklette et le ressenti de ne pas trop pouvoir contrôler etc. En somme un feeling que je n’ai pas à Troyes. Il en faut pour tous les gouts, mais ce n’est pas parce qu’on apprécie un éditeur qu’on apprécie tous ses jeux sans exceptions 🙂

    étonné par Clint alias stfrantic, pour ma part Tzolkin’ et Gingko ont rien à voir et je me sens pas devant un gros brise neurones devant le second alors que le 1er c’est mon + gros brises neurones qui ferait presque passer RRR pour un familial 🙂 (just kiddin’).

  10. @Lord Savoy : en fait mon groupe de joueurs comprend des pros de Magic : on fonctionne aux de probas aux combos de cartes.

    Comme je l’ai déjà dit, Tzolkin c’est limite trop simple car tout est visible.

    Des jeux à variable cachée comme Ginkgopolis sont pour nous beaucoup plus intéressants : mes amis comptent le nombre de ressources et le nombre de tuiles que chaque joueur a derrière son paravent, se rappellent de chaque carte jouée lorsque les mains tournent, etc,
    Mais surtout on a l’habitude (grâce aux JCC toujours) de savoir patienter avant de sortir un gros coup, le donner des leurres, de laisser une trop belle occasion au prochain joueur pour qu’il tombe dans le panneau, etc. Ginkgopolis est très fin et assez ovniesque à ce niveau !

    Je n’ai pas pu faire de partie dimanche, je vais essayer d’en faire une cette semaine ! Ma copine adore le jeu, c’est certainement le 1er jeu « pour gros joueurs » après Agricola qui fera l’objet d’un article pour sa rubrique.

    @Geeklette : essaie vraiment d’en refaire plusieurs parties après tous ces conseils, ça se joue différemment de la majorité des jeux : il faut savoir oublier d’optimiser à chaque tour et préparer des « coups ».

    Bon jeu !

  11. Bonjour à tous!! Je viens d’acquérir ce superbe jeu qu’est Gingkgopolis et je l’adore!! J’y ai joué seulement deux fois et je viens de m ‘apercevoir que je ne calculais pas correctement les points de régions en fin de partie! Quelqu’un pourrait-il m’expliquer?? J’ai beau relire la règle,je la trouve évasive sur ce point. Merci

  12. Lástima de proyecto fallido, porque los bocetos demuestran, una vez más, tu buen hacer en el mundo de la ilustración. Los que conocemos tu trayectoria artística seguimos encantados con lo que haces. ¡Aúpa Oliveiro!

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