ART OF WAR the card game

art of war

Art Of War est un jeu pour 2 joueurs plutôt aguerris pour des parties de 10 à 20 minutes. Cette création de Souya Naito et Takashi Sakaue a été magnifiquement illustrée par Luis Francisco et Weberson Santiago (illustrateur de Coup et de l’Auberge Sanglante, le prochain Pearl Games).

 

Art Of War vous offre un affrontement direct avec votre adversaire. Chacun possède un deck de cartes composé de chevaliers, gardiens, magiciens, prêtres, archers et d’un roi. Les cartes comportent une puissance d’attaque, un certain nombre de boucliers de défense, un rayonnement d’action et un pouvoir. Il existe plusieurs façons de remporter la victoire : vaincre le roi adverse, avoir un royaume plus important que l’adversaire lorsque les decks sont épuisés, ou avoir une majorité instantanée sur 4 types de cartes différentes dans votre royaume. Mais comment procédez-vous ?

image4

Plusieurs zones de jeu se présentent à vous :

  • votre deck, au centre, vous avez 3 cartes en mains au début de partie, et vous en piochez une au début de chacun de votre tour.
  • La zone d’affrontement, sur la droite du deck, sur deux lignes, avec 3 emplacements chacune. C’est ici que vous allez disposez vos valeureux soldats pour faire face aux forces adverses.
  • En dessous, la zone de support, qui peut contenir que 5 cartes jouées pour leur effet. Je vais revenir la dessus d’ici peu.
  • Et enfin votre royaume, à gauche du deck, où vous déposez des cartes pour constituer des majorités.

image5

Le joueurs adverse aura la même disposition mais en miroir.

A votre tour de jeu, 1/ vous piochez une carte, 2/ soit vous ajoutez une carte sur la zone d’affrontement soit vous attaquez les troupes adverses, 3/ vous ajoutez si vous voulez une carte de votre main dans votre royaume.

Pour le moment c’est simple.

image1

Pour ajouter une carte sur la zone d’affrontement, sur un slot vide ou pour remplacer une carte déjà en jeu, elle peut venir de votre main (si la zone de support est vide) ou si la zone de support contient des cartes, la carte la plus à gauche sera forcément celle qui arrivera en jeu en premier.

Nous avons une contrainte ici : si je joue une carte pour son pouvoir de support, elle sera la prochaine ou une des prochaines à venir en jeu. Mais pourquoi je jouerai une carte pour son support ?

Car elle offre un pouvoir instantané. Comme un éphémère à Magic ou ce type de jeu. Les pouvoirs sont classiques : les archers infligent un de dommage à une carte adverse, le gardien annule un attaque, le magicien annule un support qui vient d’être jouer par votre adversaire… le roi, lui, peut avoir tous les rôles, vous choisissez au moment de le jouer.

Il y a une réelle balance entre garder ses cartes pour les placer sur le zone d’affrontement, ou les garder pour leur pouvoir, ou les jouer pour leur soutien immédiat, tout en prévoyant qu’ils arriveront dans cette ordre… okay on voit un peu de sel là…

Si vous décidez d’attaquer pendant votre tour, vous activez les soldats sur votre champ de bataille (rotation de 90°) et vous ciblez les cartes adverses en respectant les zones d’action. Votre force de frappe doit dépasser le niveau de bouclier pour vaincre la carte. Bien évidement les supports peuvent être joués pour renforcer une attaque ou au contraire la contrecarrer. Le fait d’activer une carte va entrainer généralement une diminution de son niveau de protection, il faut le prendre en compte pour le tour suivant. Si votre attaque dépasse la valeur de la carte adverse, elle est défaussée. Mais si votre valeur d’attaque est strictement égale à la valeur de défense, alors vous la capturez et la positionnez dans votre royaume. Action forcément très intéressante. Donc les combos avec les pouvoirs de soutien pour pouvoir jouer sur les deux tableaux (champ de bataille et royaume) se mettent en place.

Puis, que vous ayez placez une carte ou attaquez, à vous de choisir si vous positionnez une carte dans votre royaume. Et les tours s’enchainent jusqu’au moment où l’une des conditions de fin de partie soit atteinte.

Le jeu est assez rapides car chaque deck est composé de 21 cartes (1 roi, 5 cartes de chaque type prêtre, magicien, soldat, gardien et archer) donc la fin de la pioche arrive après 16 tours de jeu (avec les cartes de mise en place et votre main de départ). Comptez une vingtaine de minutes. Et c’est pour la configuration la plus longue. Car si un joueur ne fait pas attention aux différentes majorités du royaume ou ne protège pas assez son roi, la fin de partie est nette.

L’aléatoire de pioche n’est pas vraiment gênant car il y a peu de cartes dans le decks et la composition est connue. De plus les règles une fois bien acquises, permettent de moduler la répartition de vos troupes à votre gré. Vous pouvez jouer avec plus de magiciens et d’archers, ou sans prêtres, ou comme vous voulez vraiment, si votre façon de jouer s’y prête ou si vous voulez tester une certaine stratégie. Cela aide vraiment à la diversité des parties et la personnalisation du jeu en fonction des envies de chacun. Toutefois cela engendre le problème de posséder une boite chacun si les deux joueurs veulent jouer avec 7 soldats par exemple. La boite contient de nombreux rois différents. Les caractéristiques d’attaque, de puissance et de défense varient beaucoup et cela permet également un bon renouvellement des parties.

Le concept du jeu n’est pas vraiment novateur mais le mix des mécanismes en fait un jeu exigeant qui s’apprécie après plusieurs parties. La rédaction des règles n’aident pas vraiment, mais il faut bien 4/5 parties pour les maîtriser et pour que le jeu commence à être plaisant. En plus ; chaque joueur doit posséder sa boite pour approfondir les configurations et les adversaires doivent avoir une expérience du jeu relativement similaire pour des parties équilibrées.

Le jeu s’est vendu à plus de 600 boites lors du dernier Tokyo Game Market. Il est vraiment très beau et présente un intéressant challenge ludique. Au-delà du travail d’illustration très réussi, les cartes sont épaisses, très épaisses. A mi chemin entre la carte traditionnelle et la tuile, aussi surprenant qu’agréable. Pour le moment, aucune traduction n’a été annoncée, et je ne suis pas sur que le jeu soit fait pour le marché français en l’état. Donc si le jeu vous tente, deux options : l’import ou en commentant l’article, une boite est à gagner !!

Les + : l’artwork, le mix des mécanismes donne un jeu intéressant et équilibré, la variété des parties.

Les – : jeu exigeant qui s’apprécie après plusieurs parties, une boite par joueur requise si on veut jouer 7 soldats par exemple

 

A propos de GeekLette 630 Articles
Pipelette & Geek à temps plein

21 Comments

  1. J’essaie justement de compléter ma panoplie de jeux pour deux, assez récemment c’est sur Omen: A reign of war que l’on s’affronte, un jeu d’une grande richesse et variété avec les variantes possibles, très très conseillé si vous arrivez à le trouver (kickstarté pour moi, mais il me semble qu’il n’est pas distribué en boutiques :P)
    Merci pour l’article et bonne chance à tous pour le concours

  2. Ce jeu a vraiment l’air vraiment intéressant! J’aime beaucoup l’idée de programmation différée qui arrive avec la zone de support.
    En plus avec des parties de cette durée, il y a toujours la possibilité de prendre une revanche =p (comment ça je n’aime pas perdre… ^^ )
    Merci pour cette découverte en tout cas!!

  3. le graphisme est superbe. ça évoque le dessinateur Toppi.
    Sinon un jeu pour 2 joueurs, format 20 minutes. Ça viendrait compléter RFTG auquel je joue avec ma douce.

  4. J’aime bien les jeux de duel à deux. J’ai trouvé Mythic Battle un peu lourd (en terme de mécanique), Summoner War trop aléatoire et Gozu (en version deux joueurs) un peu long.
    L’article me donne envie de le tester 🙂

  5. La présentation du jeu a donné envie de l’essayer.
    Déjà les graphismes sont jolis et on peut même dire intéressants. Après il faut voir si ce jeu exigeant, comme vous le dites, va plaire aux habitués des soirées jeux (au moins une personne suffit) 🙂

  6. Je suis totalement fan de l’illustrateur j’ai déjà craqué pour la version brésilienne de coup il me faut ce petit jeu dans ma collection.
    Merci pour le concours

  7. Stoooooop ^^
    Mon article d’hier scellait le temps du concours.
    J’accepte les derniers commentaires.
    Je fais un tirage au sort rapidement et je reviens vers vous pour le vainqueur 🙂

  8. pour désigner le grand gagnant, je me suis muni d’un dé 20… si ça tombait sur un de mes commentaires ou au delà de 17, je relançais. j’ai décidé de faire deux lancers pour faire une finale :
    premier lancer : le 18… je relance, le 9… moi… et enfin sort le 2!! Fendoel est en finale!! il aura les chiffres impairs pour la finale!!
    second lancer : le 4 !! Baptiste sera son adversaire avec les chiffres pairs!!

    et le lancer décisif qui a tout départagé fut un… 8

    Donc Baptiste tu es le grand gagnant!!

    merci à tous pour vos commentaires
    @bientôt

  9. C’est un super petit jeu pourtant, certains point de règles sont carrément flous.

    Par exemple, quand une unité A attaque une unité adverse B et qu’un garde utilise son pouvoir de soutien pour annuler l’attaque, l’unité A est-elle engagée (90°) ou cela a complètement annulé l’attaque (et donc unité A non engagé à 90° )?

    Ou encore, un propriétaire d’un soldat attaquant avec trois cartes en mains (et donc une puissance d’attaque de trois) qui se fait contrecarrer par un garde mais qui annule l’action de soutien du garde par un sorcier (et donc qui perd une carte de sa main) a-t-il un soldat qui à la fin de cette séquence a 3 ou 2 points d’attaque ??

    C’est assez confus et casse pas mal le rythme… mais ça reste un excellent petit jeu qui fait qu’on y retourne souvent ! 🙂

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*