Sélection Expert du Spiel 2019

Comme chaque année, une partie de la team se rend à Essen pour participer au plus grand festival européen !!!

A cette occasion une petite liste d’achat (après partie test) s’impose, je dis bien « petite » car on s’est imposé de ne sélectionner que 6 titres mais… au fil des jours… et bien cette liste grossit !!!

Alors, oui, tout le monde a hâte de jouer à Maracaibo, Tapestry, the Magnificent, trismetrucmuche (impossible de retenir le nom… lol) ou même Alubari (moi la première) mais il y a aussi 2 perles à ne pas rater chez les gamers et on espère compléter ses perles avant (ou après) Essen.

Flotilla

3–5 joueurs, 14 ans et +, 90 minutes
Auteurs: J.B. Howell, Michael Mihealsick
Illustrateur: Bartek Fedyczak
Editeur: WizKids


Mécanique : lancer de dés … c’est fort ça 🙂

Quand je vois 14 ans, j’ai les yeux qui brillent déjà. Mais si en plus on regarde le matos et les dés, je suis déjà presque comblée. Donc regardons un peu ses règles.

Nous représentons les derniers grands capitaines devant reconstruire le monde ; explorer les océans, les fouiller, secourir les survivants, recruter des équipages, gagner de l’influence dans les plus grandes guildes…

Je ne vais pas spoiler (je vous laisse découvrir la pépite) mais le jeu propose deux modes de jeux…. et le deuxième mode peut être activé en pleine partie et ce, par tout ou partie des joueurs.

A votre tour de jeu? Rien de plus simple : vous jouez une carte ! MAIS QUELLE CARTE !

  • Les cartes Speakers : pour gagner de l’influence, recruter, explorer, aider les survivants, gagner une ressource (d’autres cartes sont plus efficaces pour ça mais elles sont plus dangereuses haha), …
  • Les cartes Traders : pour les transactions (ventes, achats, …) dont la construction d’avant-postes ou de tours pour revendiquer des objectifs
  • Les cartes Founders : pour les placer/construire/garder des tuiles océan vous permettant de réunir des artefacts culturels importants rapportant des points de victoire mais attention à la toxicité qui augmente…
  • Les cartes Delvers : pour récolter les ressources des profondeurs (ou pas… l’épuisement et la toxicité vous guettent… elles portent bien leur nom ces cartes)

Le jeu s’arrête une manche après avoir épuiser les jetons points de victoire.

Les règles en anglais sont ici

Pourquoi on aime?

  • un jeu qui semble profond avec des règles très simples (attention à ne rien oublier cependant)
  • l’immersion semble grande, notamment dans les artefacts qui, une fois réunis, vous permettent de piocher une tuile décrivant votre découverte (le télégraphe par exemple) et les gains que vous percevez.
  • les différentes pistes : sonar, guildes (avec leurs sceaux), …
  • les deux modes de jeu que tout ou partie des joueurs peuvent jouer
  • Il y a une grande richesse de jeu quand on lit les règles.
  • Les illustrations sont attrayantes

Zona: The Secret of Chernobyl

1–4 joueurs, 18 ans et +, 120 à 180 minutes
Auteurs: Maciej Drewing, Krzysztof Głośnicki
Illustrateurs: Wojciech Bajor, Tomek Zarucki
Editeur: Rebel

59,90€ en anglais chez Philibert (un conseil, attendez la VF, beaucoup de texte)

J’en avais déjà parlé pour la GenCon 2019.  » Zona  » est un jeu de survie. Pour gagner, on doit atteindre le sarcophage atomique de Tchernobyl avant les autres joueurs. Le sarcophage ne s’ouvrira que si le joueur a déjà découvert 2 endroits secrets.

A son tour on a deux actions parmi plusieurs (se déplacer, explorer …) et on doit lire une carte événement.

Ce jeu de plateau se concentre sur l’aspect survie car plus on approche de la zone plus elle est extrêmement dangereuse et si vous êtes mal équipé en plus d’être isolé, vous risquez d’avoir un accès très limité aux fournitures utiles. Les joueurs doivent aussi réparer régulièrement leur matériel et en acheter de nouveaux. Il ne faut pas oublier aussi de se reposer et de traiter les blessures.

Le jeu se présente en plusieurs manches de 3 phases : les actions, les événements et les rumeurs. Lors de la phase action, à votre tour de jeu, vous avez 2 actions parmi : se déplacer, activer l’action d’un lieu où vous êtes, ouvrir un secret lié au lieu que vous visitez, rechercher, se reposer, passer. Lors de la phase événements, chaque joueur pioche un événement lié au lieu sur lequel il se trouve (il y a des lieux sans événement ouf). Lors de la phase rumeur, « la voie de Zona » pioche une carte qui va parfois donner des effets temporaires (rumeurs persistantes) qui affectent les lieux etc… Le joueur qui a la voie de Zona prendra les décisions pour tout le monde. Et ce token « voie de Zona » passera au joueur suivant pour la prochaine manche.

Pourquoi ça m’intéresse ?  Avec la série Tchernobyl, je reste dans le thème de mes visionnage 🙂 Je suis très intriguée par le rendu de ce jeu comparé à l’événement. Mutants, fatigue, douleurs/blessures, réputations, etc tout semble y être et tout semble important. J’aime bien le côté leader du groupe à chaque manche (la voie de Zona aussi). Et puis, la couverture est juste magnifique !!!

Malheureusement les allergiques à l’anglais risquent d’être déçus car les cartes portent clairement beaucoup de texte (comme vous pouvez le constater). Espérons qu’un éditeur français passe par là et lise mes quelques lignes.

Alubari : a nice cup of tea

1–5 joueurs, 14 ans et plus (erreur signalée sur BGG), 45 à 120 minutes
Auteur: Tony Boydell
Illustratrice: Cécile Guinement
Editeur: Studio H & Board Game Box

Mécanique: placement d’ouvriers

49,90€ en français chez Philibert

 » Darjeeling est une ville et une région de l’État indien du Bengale occidental, située dans les contreforts de l’Himalaya et réputée pour son industrie du thé, ses vues spectaculaires sur Kangchenjunga, la troisième plus haute montagne du monde et son chemin de fer himalayen. … Dans Alubari, les joueurs s’afrontent pour cultiver et récolter leurs propres plantations de thé et participer à la construction du chemin de fer himalayen de Darjeeling, partant de Siliguri Town, et montant jusqu’au « sommet », à Darjeeling. « 

Le placement d’ouvriers est assez difficile car vous placez vos ouvriers sans jouer l’action. Une fois que tout le monde a posé ses ouvriers, vous pourrez jouer des cartes contrats puissantes et ensuite résoudre les lieux dans l’ordre. Ce qui me fait peur (surtout à 4 joueurs) car il n’y aura pas de place pour tout le monde sur chacun des lieux donc si un lieu nécessite que vous soyez sur un autre et que vous n’y êtes pas, adieu l’actionnnnnn.

Alors quels sont ces lieux (rapidement) :

  • A- L’entrepôt pour gagner 3 ressources au choix et le dernier placé devient premier joueur immédiatement
  • B- Déblayage pour récolter des cubes de Gravats égal à la capacité de Déblayage actuelle, ce qui vous permet aussi d’être propriétaire de portions de terrains de thé (pour en récolter les feuilles avant la prochaine phase de pose d’ouvriers)
  • C- Fonderie pour fabriquer acier et/ou pierre et/ou broyer de la pierre
  • D- Poste de voie : comme son nom l’indique, contre de l’acier
  • E- Construction pour construire une zone de gare, acheter un équipement…
  • F- Le bureau de poste pour gagner des contrats qui donnent de puissants bonus ou PV.
  • G- Le chaiwala convertir des feuilles de thé en Chai.

La partie se termine quand le chemin de fer est construit. Celui qui aura le plus participé à cette construction tout en rentabilisant au mieux sa plantation de thé gagnera la partie.

Pourquoi on aime?

  • On peut payer pour résoudre des actions boostées
  • Le placement d’ouvriers avec l’activation des actions dans l’ordre des lieux ce qui impose un peu de réflexion et d’adaptation quant aux placements des autres
  • Les petits à côté tels que la météo et les événements qui viennent pimenter le tout
  • Studio H / Hicham (ben quoi on a le droit… on a confiance dans ses choix)

TAPESTRY

1–5 joueurs, 12 ans et +, 90 à 120 minutes
Auteur: Jamey Stegmaier
Illustrateurs: Andrew Bosley, Rom Brown
Editeur: Stonemaier Games (localisé par Matagot, sortie en novembre 2019)
89,90 € chez Philibert

Vir a écrit :

Malgré son titre (Tapisserie!!), ce jeu attise beaucoup ma curiosité ludique et je suis impatiente de le voir de plus près. Nouvelle création de l’auteur de Scythe, Tapestry est un jeu de civilisation asymétrique qui ne nous demande pas de broder l’Histoire de l’Humanité avec un grand H mais propose aux joueurs de créer une civilisation unique dont la renommée se retrouvera dans une fresque racontant sa destinée: d’où le titre.

Les règles ne semblent pas hardcore (4 pages) et tout va se passer dans la gestion de nos actions, à la fois sur la carte commune et nos plateaux individuels (dont la capitale).

Quatre pistes d’évolutions sont proposées: sciences, technologie, exploration et militaire. Toutefois, il n’y a aucune agression directe et frontale entre civilisations, nous parlons ici plutôt de gestion, placement et optimisation.

Le matériel est soigné (oh, les figurines!!) et les visuels attrayants. Quelques exemplaires seront disponibles à Essen et le jeu arrivera en boutique courant novembre 2019.

THE MAGNIFICENT

1–4 joueurs, 14 Ans et +, 60 à 90 minutes
Auteurs: Eilif Svensson, Kristian Amundsen Østby
Illustrateur: Martin Mottet
Editeur: Aporta Games, Jumping Turtle Games

Chez Philibert en anglais à 54 €

Mr NeiL a écrit

Mécaniques : Draft de cartes, placement de tuile, pouvoirs asymétrique

Dans le jeu, les joueurs sont en compétition pour attirer le plus grand nombre de spectateurs à leurs spectacles, mettant en vedette des interprètes magnifiques. Pour ce faire, vous devez étendre votre campement en plaçant des tuiles de style Tetris sur votre plateau de jeu, rassembler les éléments nécessaires aux spectacles et organiser des spectacles dans vos tentes.

A votre tour, vous prenez un dé de la réserve. La valeur du dé choisi est votre force. Ajoutez à cela la valeur de tous les dés de la même couleur que vous avez déjà collectés, puis utilisez cette force pour effectuer l’une des trois actions principales: construire, voyager ou exécuter. Plus vous avez de force, meilleure sera l’action, mais à la fin du tour, vous devez payer (en pièces) le total de la couleur de votre dé le plus précieux. Ainsi, prendre des dés de la même couleur permet de meilleures actions, mais coûtera plus de pièces.

Après que chaque joueur ait fait quatre tours, la manche se termine. Chaque joueur doit défausser une de ses cartes ringmaster et marquer des points en fonction de ses besoins. Après trois manches, le jeu se termine et le joueur qui a récolté le plus de points gagne.

Plus en détail, les joueurs commencent le jeu avec quatre cartes de maître de sonnerie et une tuile entraîneur unique. Chaque carte ringmaster offre une capacité spéciale (qui se déclenche lorsque vous placez un dé sur celle-ci) et une occasion de marquer unique en fin de partie. Lorsque vous choisissez une carte ringmaster à défausser et à marquer à la fin du tour, vous devez également prendre en compte les capacités spéciales que vous souhaitez conserver.

En plus de votre action principale, vous pouvez utiliser des entraîneurs sur vos tuiles d’entraîneur uniques ou sur des espaces d’entraîneur communs sur le plateau de jeu pour obtenir de nombreux avantages.

À la fin de chaque tour, dans l’ordre des performances les plus classées, les joueurs choisissent une nouvelle carte de maître de bague et une tuile entraîneur, offrant ainsi de nouvelles capacités et des opportunités de score pour le tour suivant.

Pourquoi on l’aime :

  • On trouve le jeu magnifique !!!! Et oui, ce qui nous a attiré en premier c’est la beauté du jeu (s’il était moche, l’aurait on remarqué, aurait-on été lire les règles ?!)
  • Les auteurs sont ceux de Santa Maria qu’on apprécie beaucoup
  • L’addition des dés qui représente la force de l’action qu’on souhaite entreprendre mais aussi le coût
  • Il n’y a pas de reviews pour fausser notre avis, il n’y a pas non plus de règles du jeu mais la mécanique nous attire beaucoup.

TRISMEGISTUS: The Ultimate Formula

1–4 joueurs, 14 ans et +, 90 à 120 minutes
Auteurs: Federico Pierlorenzi, Daniele Tascini
Illustratrice: Paulina Wach
Editeur: Board&Dice (localisé par Pixie Games pour Essen aussi)

45 € chez Philibert en français

Mr NeiL a écrit (traduction BGG)

Mécaniques : Gestion de points d’action, draft de carte, des, collection, et pouvoir asymétrique

Vous êtes un adepte de l’art mystérieux de l’alchimie, cherchant le moyen de devenir le successeur du plus grand alchimiste de tous les temps : Hermes Trismégiste. Pour ce faire, vous allez transmuter de simples métaux en or pur, effectuer des expériences et inventer des artefacts pour enfin atteindre une grandeur éternelle.

Trismegistus: La formule ultime se joue sur trois tours au cours desquels vous draftez exactement trois dés. En utilisant de manière experte la puissance de vos dés, vous serez capable de transmuter des matériaux précieux, de collecter des essences alchimiques, d’acheter et d’activer des artefacts et de réaliser des expériences qui vous feront progresser sur quatre pistes de maîtrise. Vous construirez également une main secrète de cartes de tours qui, avec la valeur de vos expériences, les formules complétées de votre pierre philosophale et votre or collecté, détermineront votre score final en points de victoire et vous donnerons peut-être le titre du plus grand alchimiste, quelqu’un capable de rivaliser avec Hermès Trismégiste lui-même!

Le jeu propose des dés personnalisés, dont les côtés représentent des matériaux alchimiques. Au début de chaque tour, les dés sont lancés et regroupés selon leurs types respectifs. A votre tour, vous devez soit créer un nouveau dé, soit utiliser la puissance inexploitée d’un dé précédent. En fonction du matériau associé au dé choisi, vous pourrez collecter certaines essences en plus du matériau sur lequel le dé est associé. De plus, la couleur de la matrice déterminera les types de transmutations que vous pouvez effectuer, affinant les matières premières et augmentant votre maîtrise des éléments.

Acquérir des artefacts précieux afin de maximiser les effets de vos transmutations. Effectuer des expériences. Augmentez vos connaissances et votre expertise et découvrez la formule ultime!

Le jeu comprend un mode solo de Dávid Turczi et Nick Shaw.

Pourquoi on l’aime

  • Un jeu de dés… et de draft original
  • Le jeu arrive en français chez Pixie en même temps que la version anglaises
  • Le thème : magie, transmutation
  • Moins de 2h pour un jeu expert

Cooper Island

2–4 joueurs, 12 ans et +, 60 à 120 minutes
Auteur: Andreas « ode. » Odendahl
Illustrateur: Javier González Cava
Editeur: Frosted Games

74,90 € en anglais chez Philibert

Mr NeiL a écrit :

Mécaniques : Placement de tuiles, placement d’ouvriers

À l’ère de l’exploration, les joueurs arrivent dans une nouvelle maison loin de leur pays. Ils essaient de coloniser la grande île et chaque joueur essaie d’en explorer une partie en plaçant des tuiles de paysage. Les tuiles de paysage octroient des ressources qui servent à ériger des bâtiments dotés de capacités spéciales. Les barrières sur l’île doivent être supprimées afin d’explorer l’île encore plus loin. Les joueurs construisent des statues de valeur et procurent aux approvisionnements les fournitures du vieux monde dont ils ont besoin pour réussir leur colonisation sur l’île Cooper.

La particularité de Cooper Island est la façon dont les joueurs marquent leurs points de victoire. Ils parcourent l’île avec de petits balises pour montrer leurs progrès. Sur leur chemin autour de l’île, ils découvrent de petites îles côtières offrant des avantages précieux. Après cinq tours, une partie de Cooper Island se termine et le joueur qui a développé le meilleur et qui est allé le plus loin avec ses navires va gagner.

Et AlexP a quelques jeux aussi à vous recommander

Pour faire le tri une méthode simple : consulter la preview BGG très régulièrement, voir les titres / couvertures qui donnent envie de creuser, et noter mon niveau d’intérêt pour chaque jeu / extension, je finis avec 10 jeux, 1 boîte d’amélioration de matériel et 2 extensions disponibles à l’achat à Essen selon cette liste.

Je vais me focaliser sur 3 

City of the Big Shoulders (ou Chicago 1875)

2–4 joueurs, 14 ans et +, 120 à 180 minutes
Auteur: Raymond Chandler
Illustrateurs: Emily R. Dearring, Andreas Resch
Editeurs: Parallel Games / Quined Games
69,90€ chez Philibert

Comme les autres jeux de ma liste, il a déjà été reçu (en tout cas en France) par les personnes qui avaient participé à la campagne de financement participatif (organisé par Parallel Games) mais une version éditée par Quined Games sera disponible sur le salon.

La version de Parallel games … est la version marron et celle ci dessous est la version Quined Games

L’introduction du livre de règles :

Après le grand incendie de Chicago en 1871, ses habitants entreprirent de rendre à la ville sa gloire passée. Au cours des 50 années suivantes, Chicago connut un âge d’or économique tel qu’elle accueillit l’Exposition universelle de 1893, puis celle de 1933.

Nombre de marques emblématiques sont nées à Chicago durant cette période. Oscar Mayer, Quaker Oats, Swift & Co, Armour & Co, Schwinn Bicycles, Cracker Jack et beaucoup d’autres se sont bâties là dans cette grande turbineuse.

Dans City of the Big Shoulders, vous assumez le rôle d’un investisseur. Vous créez de nouvelles entreprises, achetez et vendez des actions, embauchez des employés, développez des usines, produisez des Biens et les vendez pour qu’ils soient acheminés dans les foyers du Midwest.

Dans City of the Big Shoulders, chaque joueur est un investisseur qui va essayer d’être le plus riche à la fin de la partie.

La beauté des jeux marrons (à noter qu’il s’agit ici du matériel de l’extension).

Lors de chacune des 5 décennies, le joueur va effectuer :

  • spéculation : achat et vente des actions des différentes compagnies,
  • construction : ajout de nouveaux emplacements d’action sur le plateau de jeu,
  • action : utilisation des partenaires pour effectuer des transactions au profit des entreprises,
  • opération : achat de ressources, production et expédition des biens,
  • entretien : initialisation du plateau pour la décennie suivante.

Et le but est évidemment d’être le plus riche à la fin (en additionnant le liquide et la valeur des actions) !

Comme les contributeurs à la campagne de financement ont déjà reçu leur exemplaire fin août, il y a déjà eu des retours. Beaucoup sont très positifs … et certains sont franchement négatifs. Par contre, de ce que j’ai pu voir, les retours négatifs proviennent de joueurs qui s’étaient visiblement fait une idée du jeu qui ne correspond pas à ce qu’ils ont découvert en jouant :

  • les joueurs de jeux « à l’européenne » découvre le capitalisme sauvage des 18xx avec la possibilité d’acheter et de vendre des actions pour en faire baisser la valeur (ce qui a un impact sur le score),
  • les amateurs de 18xx n’y trouvent pas une partie de leurs repères (l’obsolescence des possessions d’une compagnie qui entraîne des faillites de joueurs et la possibilité pour une compagnie A d’acheter à une compagnie B).

Pourquoi le jeu me semble intéressant :

En général je n’aime pas les mélanges de genre mais là l’hybridation entre placement d’ouvriers pour obtenir et convertir les ressources et spéculation boursière (modérée) afin d’obtenir la direction des compagnies et l’achat/vente d’actions afin d’optimiser son portefeuille me tente fortement. Je suis par contre bien conscient que si je veux creuser l’aspect économique … eh bien j’aurai plutôt intérêt à sortir 1846 ou 1830.

A noter qu’une traduction de la règle a été effectuée … mais que l’éditeur ne l’a pas fournie, d’une manière ou d’une autre, aux joueurs.

Comme pour les autres « gros jeux économiques », l’achat de jetons pour remplacer le « papier monnaie » fourni dans la boîte est très vivement recommandé.

Irish gauge

3–5 joueurs, 12 ans et +, 60 minutes
Auteur: Tom Russell
Illustrateur: Ian O’Toole
Editeurs: Capstone Games, Winsome Games

Mécanique enchères, construction

39,90 € en anglais chez Philibert

Un jeu publié une première fois par Winsome (et donc impossible à trouver) en 2014 et désormais ré-édité par Capstone games dans une version qui ressemble plus à un jeu édité professionnellement.

Les illustrations sont de Ian O’Toole (Pipeline, Nemo’s war 2ème édition, les jeux de Vital Lacerda chez EGG, …) mais on reste sur une apparence très austère

La version Winsome de 2014.

La version Capstone de 2019.

Le jeu est de type « cube rail » (même si dans cette nouvelle édition les cubes ont été remplacés par de petites locomotives) et le premier titre de la série « Iron rail ».

A son tour un joueur peut :

  • proposer l’action d’une des 5 compagnies aux enchères,
  • étendre le réseau d’une de ces 5 compagnies en plaçant des locomotives sur le plateau,
  • améliorer une ville,
  • ou déclencher le paiement des dividendes.

Et le but est évidemment d’être le plus riche à la fin (en additionnant le liquide et la valeur des actions) !

Pourquoi le jeu me semble intéressant :

Irish gauge est un des nombreux « jeux de train » qui m’attirent. On y retrouve les principes de base : la présence de plusieurs compagnies, la possession d’actions et le versement de dividendes. Par contre, alors que les 18xx se jouent typiquement en 3 – 5 h, Irish gauge promet des parties plus « nerveuses » de 45 – 60 min (et des règles qui font seulement 2 pages).

On Mars

1–4 joueurs, 14 ans et +, 90 à 150 minutes
Auteur: Vital Lacerda
Illustrateur: Ian O’Toole
Editeur: Eagle-Gryphon Games
Chez Philibert en VF à 99 € (110 € à Essen)

Pour ce jeu, on est totalement dans la confiance aveugle aux personnes impliquées dans le projet*.

J’ai apprécié tous les jeux de Vital Lacerda auxquels j’ai joué (The Gallerist, Vinhos et Lisboa) et CO2 second chance et Escape plan attendent dans ma bibliothèque** et j’aime la SF de façon générale (même si le thème des jeux me passe souvent par dessus la tête). Du coup j’ai précommandé le jeu la semaine du lancement de la campagne et je ne m’en suis plus soucié depuis. Entre les parties à préparer, les règles à apprendre, les soirées à planifier, les articles à écrire, … je me soucierai des règles du jeu quand je l’aurai entre les mains.

Le plateau de jeu

Un plateau individuel

* Ne faites pas ça si vous n’êtes pas un acheteur de jeux entraîné !

** Pareil, à éviter … Mais il n’y a que pour cet auteur que j’achète les yeux fermés (à moins qu’il ne fasse un « petit jeu »).

Les autres jeux achetables à Essen qui m’intéressent :

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