Before PEL 2

Article écrit par nj

Les admins du blog étant absents, l’article before PEL 2 ne sort que maintenant 🙂 Désolée de ce contre temps 🙂

Quelques jeux déjà ou bientôt disponibles auxquels on a joué !!

US telegraph, remake de Attika, édité par Super Meeple.

Nous avons joué à US Telegraph au Festival Osny joue début juin 2018.

Jeu de pose de bâtiments dans lequel il faut soit relier 2 villes soit poser tous ses bâtiments pour gagner. Il n’y a pas de comptage de points, c’est donc une course avec gestion de ressources, pas mal d’aléatoire et beaucoup d’opportunisme.

Chaque joueur dispose d’un plateau personnel avec 4 piles de face cachées représentant ses bâtiments, tous numérotés. On y trouve également 30 emplacements numérotés, regroupés par couleur et reliés entre eux pour certains.

Au centre de la table on installe aléatoirement un certain nombre de tuiles hexagonales sur lesquels il y a 7 emplacements, dont certains comportent une icône ressource.

A son tour le joueur peut soit :

  • piocher 0, 1 ou 2 bâtiments et les poser directement sur le plateau central en payant les ressources adéquates ou sur son plateau personnel gratuitement. Ils sont alors en attente d’être construits.
  • construire 0, 1, 2 ou 3 bâtiments en attente sur le plateau central en payant les ressources adéquates.

Pour chaque action non faite, il tire une carte ressource. C’est ainsi qu’il refait sa main tout au long du jeu.

Lorsque le joueur construit un bâtiment, il bénéficie des ressources de l’emplacement choisi ainsi que de tous les adjacents, ce qui réduit le nombre de cartes à dépenser. Certains emplacements seront donc particulièrement prisés.

Mieux encore, lorsqu’il construit des bâtiments reliés entre eux (sur son plateau), c’est gratuit. D’où l’intérêt de temporiser en mettant les bâtiments en attente afin de construire 3 bâtiments d’affilée à moindre coût.

Evidemment, il y a une contrainte de pose : il faut toujours être adjacent à soi-même, sinon ça coûte des ressources en plus. Le jeu consiste donc à avancer en gênant les autres et à ne pas se faire encercler.

Dés qu’une de ses piles de bâtiments est vide, le joueur pioche et place une nouvelle tuile hexagonale sur un bord du plateau, ce qui ouvre une nouvelle voie et va permettre de contourner un éventuel blocage.

Le jeu fonctionne bien, même s’il faut aimer l’aspect aléatoire du tirage des bâtiments, qui peut vraiment être handicapant s’il se goupille mal. Le fait qu’il y ait deux conditions de victoire permet d’avoir deux stratégies : quand il est manifestement devenu impossible de relier deux villes, on peut pourrir les autres en plaçant tous ses bâtiments. L‘interaction est très forte et à 4 il faut surveiller tout le monde. Le thème n’est pas très présent, ça tient presque du jeu abstrait finalement.

C’est rapide, à la fois pour expliquer les règles (4 pages !) et jouer, puisque la partie dure 45 minutes à 4.

Viral, initialement inoculé par Arcane wonders et transmis en français par Edge.

Un jeu que nous avons joué à Essen 2017 et immédiatement adopté.

La mécanique est simple : c’est un jeu de programmation et de majorité avec un thème qui fonctionne bien : la multiplication et la circulation de virus dans les organes du corps humain.

Chaque joueur dispose d’une main de 6 cartes organes et de cartes virus.

Lors de deux phases de programmation, ils choisissent les organes qu’ils visent et les actions à y effectuer. Impossible d’agir deux fois dans le même organe, et dans le tour suivant non plus. On peut donc anticiper ce que les autres joueurs ne pourront pas faire…

Les actions possibles : contaminer, éradiquer un autre virus, se déplacer en suivant le sang des artères et veines (on aimerait parfois que le sang circule dans tous les sens !), absorber un autre virus, attirer un autre virus ou le repousser, rendre des virus insensibles aux attaques des autres ou au traitements médicaux.

Il y a ensuite calcul de majorité sur tous les organes, avec gain de points mais aussi augmentation de la connaissance des scientifiques sur le virus. Lorsque cette connaissance arrive à son maximum, le virus est éradiqué, le joueur reprend tous ses tokens.

Les organes entrent en crise à partir d’un certain nombre de virus présents (en fonction du nombre de joueurs), ce qui provoquera aussi un calcul de majorité et le retour des virus à la maison. Il y a donc régulièrement des « resets » ce qui évite qu’un joueur ne s’incruste trop longtemps dans un organe.

Les égalités sont tranchées par l’ordre du tour : c’est toujours le premier qui l’emporte. Ca équilibre bien le jeu car l’ordre du tour se fait en fonction du nombre de points : c’est toujours le dernier qui est premier (je sens que j’ai perdu tout le monde :)).

A certaines étapes du marquage des points, le joueur gagne des nouvelles cartes virus, qui sont plus fortes (plus d’actions) et donnent des points.

Le jeu prend fin après 6 tours.

Il est fluide, facile à expliquer d’autant que thème est bien présent. Il peut même être support de discussion scientifiques pour les plus jeunes (et même de prévention). L’interaction est évidemment très forte, comme dans tout jeu de majorité. Le monde des virus est impitoyable. Les illustrations sont très réussies, le matériel est de qualité.

Le jeu est en précommande en français sur Philibert.

Mint delivery, suite de Mint works, que Pixie Games édite en français.

Nous avions beaucoup aimé le 1er opus, né d’un Kickstarter également, à la fois pour le design et le concept de jeu minimaliste et efficace.

Mint Delivery est un jeu « pick up and deliver » (comprenez charger et livrer) idéal pour comprendre le principe et travailler sa technique. Dans cette toute petit boîte on trouve des jolies pastilles, des cartes plan qu’on installe, des cartes commandes et de magnifiques petits camions.

A son tour chaque joueur fait deux actions : déplacement et/ou action de la ville sur laquelle est placé son camion, qui peut être du chargement, de l’échange ou la prise d’une commande. La réalisation de commandes est gratuite, il faut juste être sur la bonne ville pour le faire.

Le but est de réaliser un maximum de commandes, les points de victoire correspondant aux petites étoiles sur les cartes. Certaines commandes sont plus difficiles à réaliser que d’autres mais rapportent plus, il faut donc faire les bons choix.

Le jeu s’arrête lorsque 2 piles de commandes sont vides. C’est donc aussi une course.

C’est un jeu facile à prendre en mains, familial et rapide. Il permet d’apprendre à optimiser ses actions sans que cela soit trop lourd. Le format en fait un jeu transportable et jouable partout.

Osiris, issu lui aussi d’un Kickstarter et édité en français chez Pixie Games.

Osiris un jeu de pose d’ouvriers et de gestion de ressources dont l’originalité repose surtout sur la manière dont on obtient ses ouvriers.

Il se joue en 4 manches, qui correspondent à 4 parties du Nil que la barge funéraire du Pharaon remonte. Sur les berges, des champs, des carrières, des mines et des cités dans lesquelles les joueurs pourront au choix placer des ouvriers le temps du tour pour récolter des ressources ou construire des bâtiments qui y resteront définitivement (les rendant indisponibles pour les récoltes) et qui rapportent des points.

On obtient deux ouvriers en piochant dans un joli sac, puis cinq autres sont placés au marché et pourront être achetés.

Les ouvriers sont de trois couleurs, correspondant aux ressources qu’ils peuvent aller chercher, et de deux types : simple ouvrier qui ne peut récolter que sur la partie du Nil active ou celles en amont, et contremaître qui va où il veut. Autant dire que ces derniers sont particulièrement convoités.

La phase de construction se fait en deux temps : préparation, sur un cartouche dédié, puis installation. On peut donc se faire griller la place deux fois, surtout que pour scorer il est judicieux de bien choisir ses emplacements de construction.

Chaque joueur dispose d’une série de cartes Action qu’il peut utiliser une fois. Attention, une carte ayant été activée par un joueur ne peut pas l’être par les autres dans le même tour !

Le placement d’un ouvrier sur une cité permet enfin de récupérer deux cartes Bonus. Le joueur en garde une et doit en donner une à un autre joueur, éventuellement avec contrepartie s’il est habile négociateur.

Là encore c’est un jeu familial+, peu complexe. L’aléatoire du tirage des ouvriers peut gêner mais c’est l’occasion de travailler l’optimisation des ressources. L’interaction tient à la concurrence sur les ouvriers, les cartouches de construction et les emplacements de construction, qui se raréfient au fur et à mesure. La partie dure 1h à 4.

Le matériel est de qualité, les couleurs un peu pastel à mon goût mais les ressources et les bâtiments en bois sont réussis.

 

 

 

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