Dans mon radar au FIJ 2018

Cette année 2018 est très riche en sorties jeux pour le festival international des jeux de Cannes. Se déroulant du 23 au 25 février, ce festival accueille chaque année environ 200 exposants. Il s’agit du plus grand festival en France et le rater ne fait pas partie de mes objectifs des 30 prochaines années :p

En plus cette année, les éditeurs et auteurs nous gâtent (je suis ruinée… Essen bis !!!) :

 

CIV Carta Impera Victoria (2 à 4 joueurs, + de 8 ans, 40 minutes)

Auteurs : Rémi Amy
Illustrateur : Christopher Matt (Pick me up), Ian Parovel (Choson, Colt Express, Deus …)
Editeur : Ludonaute

Avant de commencer, parlons des configurations de joueurs : le jeu se joue de 2 à 4 et en plus, il y a une  règle pour le mode équipe 2 contre 2.

CIV: Carta Impera Victoria est un jeu de CIVilisation et de diplomatie dans lequel vous développez votre propre civilisation. Soyez le premier à atteindre la suprématie dans un domaine pour faire l’histoire, mais gardez un œil sur la progression de vos adversaires. Former une alliance temporaire pourrait être la meilleure façon d’empêcher un joueur de triompher … et rappelez-vous que l’attaque est parfois la meilleure défense!

Un joueur gagne quand il atteint la suprématie dans un domaine (c’est à dire 7 cartes de ce domaine). Si cela ne se produit pas, quand plus aucune carte ne peut être tirée, la partie se termine et les joueurs passent par un score majoritaire pour déterminer le vainqueur.

Le tour de jeu est relativement simple : On pose une carte devant soi, on applique les effets et on pioche des cartes.

CIV comprend plusieurs domaines : militaire, religieux, économie, la science, l’art et l’utopie. Les 104 cartes du jeu sont divisées en trois âges, qui représentent l’évolution naturelle de la civilisation mondiale à travers la chronologie.

Chaque domaine donne des pouvoirs au joueur qui réussit à atteindre la limite de cartes dans sa zone de jeu (en fonction du nombre de joueurs). Il existe différents types de pouvoirs, deux niveaux d’effets permanents (selon dos des cartes) et un effet de sacrifice pour chaque domaine.

Quelques exemples d’effets permanent :

  • Art : copie d’un pouvoir adverse
  • Utopie : choisissez une carte de la défausse pour la mettre dans votre main
  • Science : reprendre une carte devant soi en main

Les effets dits de sacrifice peuvent vous permettre d’appliquer un effet selon la carte de votre plan de jeu que vous défaussez. Ça coûte cher mais ça peut valoir le coût 🙂 Et ces effets là sont plus orientés interactions (empêcher un joueur de jouer sur un domaine à son prochain tour par exemple héhé)

On y a joué à Essen l’an dernier et je peux vous dire que la courbe d’apprentissage est très intéressante. Les petits coups, les combos, les pouvoirs sont à ordonner selon votre stratégie et ça donne une grosse rejouabilité au jeu. On a envie d’enchaîner les parties pour aller plus loin et percer ses mystères.

Les règles sont disponibles ici

Cannon buster (2 à 4 joueurs, + de 8 ans, 30 minutes)

Auteurs : Gary Kim (Abracada…quoi que ma moitié adore, 7 kingdoms (superbe!!!), l’excellent Koryo, …)
Illustrateur : Ottol
Editeur : Happy Baobab (distributeur : Pixie Games)

Dans Cannon Buster, vous collectez des pirates et/ou des canons pour utiliser leurs capacités et ainsi être le plus riche et donc gagner la partie 🙂 (j’en ai déjà parlé mais c’est pas grave, on recommence 🙂 )

Le jeu se joue en 6 manches. Vous draftez des cartes et ensuite vous n’en jouerez que 3. Les trois sont justement posées face cachée jusqu’à ce que tout le monde ait choisi ses 3 cartes. Tout le monde révèle ensuite ses cartes et seuls les joueurs avec des majorités pourront exercer le pouvoir de la carte dont ils sont majoritaires.

Les pouvoirs des cartes sont activés par ordre des joueurs (l’ordre change à chaque tour, le joueur à gauche du 1er joueur devient 1er joueur etc)

Les pouvoirs des cartes sont les suivantes :

  • prendre un jeton Or dans la réserve (le poser face cachée proche de soi après l’avoir lu, il vaut plusieurs ors ou pas)
  • prendre un jeton Or à un autre joueur (c’est mal)
  • voler une carte canon (immédiatement utilisable) à un autre joueur
  • prendre autant d’or dans la réserve que de carte canon qu’on possède
  • défausser une carte canon d’un adversaire (c’est mal aussi)
  • prendre un Or dans la réserve
  • échanger une carte canon avec un adversaire (il y a plusieurs types de cartes canon dont je donne le détail juste en dessous)
  • Canon normal : lancer un dé et défausser la carte d’un adversaire du même chiffre que la face de dé obtenue
  • Canon intermédiaire : lancer un dé et défausser une carte par adversaire du même chiffre que la face de dé obtenue
  • Canon antique : lancer un dé, défausser une carte chez soi de la même valeur que la face de dé obtenue, et si l’on a n’a pas la carte en question on peut défausser celle d’un adversaire et gagner un Or.

Une fois les actions effectuées, on va pouvoir garder autant de cartes qu’indique le tour de jeu et commencer le tour suivant.

Je ne donne pas tous les détails, car vous aurez les règles pour ça mais on a fait 3 parties ce soir là et 1 partie au Nid dernièrement, et je peux vous dire que ça couine et c’est du coup jubilatoire ! On reconnait bien là les mécaniques de Koryo que j’adore et la recette marche encore.

 

 

Imaginarium (2 à 5 joueurs, + de 12 ans, 60 minutes voire un peu plus pour 4 joueurs)

Auteurs : Bruno Cathala (Yamatai, Abyss, Five Tribes,Kanagawa…) et Florian Sirieix (ho capitaine, et Deal, Gentlemen Collectionneurs. Une sortie en Juin prévue pour Muses, à voir sur son site 🙂 )
Illustrateur : Felideus Bubastis (Dead man’s draw)
Editeur : Bombyx

Pour ceux qui me lisent et/ou me connaissent, je m’attache de plus en plus aux jeux de 1h / 1h30. Je peux pousser à 2h mais je ne m’y retrouve plus sur les très gros jeux de 4h (sauf si on prévoit un marathon de 48h là ça ne me dérange pas).

Imaginarium a donc le format idéal pour moi ; un jeu de gestion pas trop long mais exigeant.

J’en ai déjà beaucoup parlé mais tant pis je vais me répéter un peu. Dans Univers Steampunk / Onirique, vous allez devoir acheter quelques machines extraordinaires afin de les réparer ou mieux les combiner ! Les manches se déroulent en deux phases : achat et actions. Lors de la phase d’achat, les joueurs vont devoir un à un choisir une invention (qu’il faudra payer). Puis dans le sens de ces choix, les joueurs vont un à un jouer leur tour comme suit :

  • payer la machine choisie ou effectuer l’action correspondante à son placement sur le plateau principal
  • récupérer les ressources produites
  • effectuer 2 actions parmi : réparer, combiner, démonter une machine, recruter un assistant, produire du charbonium (ressource principale du jeu parmi 4). Les actions sont positionnées sur une sorte de cercle (horloge) et vous ne pouvez jouer que deux actions visées par les aiguilles (vous ne pourrez pas toujours faire les 2 actions souhaitées en même temps ; ils sont durs ces auteurs!)
  • valider des projets ou objectifs qui donnent des points

Celui qui arrive le 1er à 20 points met fin à la partie et à la fin du tour en cours, celui qui a le plus de points gagne 😉

Superbe mécanique, magnifiques illustrations, tendu à souhait, ce jeu est parmi mes sorties préférées de l’année 2018. Hâte de faire ma 4eme partie avec ma propre boîte 🙂

Huns (2 à 4 joueurs, + de 14 ans, 45 minutes)

Auteurs : Fneup (c’est son 1er jeu mais quel jeu, ancien nom Ynavi !!! il place la barre déjà très haute!)
Illustrateur : Anthony Wolff (King of Tokyo, Zombie 15, Western Town)
Editeur : La Boite de Jeux (Outlive, 10′ to kill, Ilos…)

Règles disponibles ici

Quelques informations sur le tour de jeu : le premier joueur va lancer les 5 dés et les placer sur leurs emplacements. Chaque couleur de dés correspond à une action (prendre une carte, une ressource…) et le chiffre du dé représente le nombre d’actions que l’on peut faire. Chaque joueur va prendre un dé et réaliser l’action. Evidemment si le joueur prend le dé jaune, ce même dé ne sera plus disponible pour les autres.

L’objectif étant de remplir des chariots avec des ressources ou de donner les ressources à des mercenaires pour obtenir leur aide. Mais me dites vous ? on joue tout seul dans son coin ? NON !!! Il y a une forte interaction sur le choix des dés (pour embêter les autres) et sur le placement des fléaux (certaines cartes piochées sont très bonnes pour soi ou très mauvaises pour les autres hahaha). On peut poser les fléaux devant un joueur qui devra désactiver  le fléau (en donnant des ressources) avant de pouvoir continuer son jeu de remplissage et de recrutement. Quel vilain cet auteur ! Mais quel plaisir quand ça tombe pas sur vous hahahaha

 

Encore un très très bon jeu qui sort à Cannes dans un format court mais qui demande de la réflexion. En plus, les règles sont très simples, le jeu est fluide. 14 ans … 14 ans… je pense qu’en 3 parties ma belle fille aura déjà de quoi s’amuser avec moi et ma moité.

Extension Abyss : Leviathan 

Vous savez combien je suis accro à Abyss. Je trouve ce jeu excellent, magnifique, interactif et particulièrement « agaçant » (et ce dernier sentiment est du à l’extension kraken et ses nébulis à n’en plus finir lol). J’aime énormément ce jeu. Il restera à vie dans mon top 5. C’est vrai qu’il était premier durant de longues années, mais j’avoue que Pillards et Evo ont pris les 2 premières places durant 2016/2017. Je n’ai fait que 3 parties de Abyss en 2017 et je me dis que c’est peut-être pour ça que j’ai oublié petit à petit les émotions qui s’enchaînent quand j’y joue. Donc avec cette nouvelle extension, on va pouvoir ressortir le jeu avec grand plaisir et mon groupe de joueurs sur Toulouse pourra le découvrir (ils ne connaissent pas encore 🙂 ).

Parlons quand même de l’extension à laquelle je n’ai pas encore jouée ! Les rencontres avec les monstres ont été retravaillées pour notre plus grand plaisir, enfin!!! Je dis enfin car c’était le seul truc dans le jeu qu’on laissait un peu de côté sauf quand ça tombait bien et qu’il nous manquait une clé.

Ce que j’ai pu lire sur le forum de TT c’est qu’il y a :

  • le 5ème joueur
  • une nouvelle piste de monstres
  • des cartes leviathan qui viennent sur ladite piste.
  • des nouveaux alliés spécialisés dans le combat de léviathans
  • des nouveaux seigneurs

Quand on pioche un monstre, on doit attaquer le leviathan en défaussant des alliés (2 choix par leviathan) et on lance un dé 6 pour voir si l’attaque réussit. Les monstres ont plusieurs seuils et font gagner des jetons monstres.

Si on ne combat pas, on perd des points de victoire (car les Leviathans sont prêts à attaquer le royaume). Si on gagne le dernier pv d’un leviathan, on récupère la carte.

Celui qui a le plus de cartes leviathans en fin de partie gagne 5 PV.

 

Micropolis (2 à 6 joueurs, 8 ans et +, 30 minutes)

Auteurs : Bruno Cathala (Abyss, Kanagawa, Yamatai, 7 Wonders Duel, Cyclades, …) et Charles Chevallier (Abyss, Kanagawa, l’excellent Antartica, Ici Londres…)
Illustratrice : Camille Chaussy (l’excellent Edenia, Pyramids)
Editeur : Matagot

Deux excellents auteurs pour lesquels il est indispensable de tendre l’oreille quand ils travaillent ensemble.

Alors dans Micropolis, vous allez gérer votre fourmilière, enfin plutôt la développer. En 10 tours, vous allez devoir choisir une tuile pour compléter votre fourmilière. Par contre, il faut parfois payer la tuile ! En effet, pour récupérer la 3eme tuile sur la ligne vous devrez payer 2 fourmis (pour en mettre une par tuile qui précède celle que vous souhaitez). Comme à Century, pour avoir la 5eme carte proposée, faut payer 4 ressources et les mettre sur les cartes précédentes. Bon évidemment les fourmis laissées servent d’armées à ceux qui les récupèrent, donc il faudra quand même juger le pour et pour le contre.

Les tuiles apportent des points de victoire et ont des rôles différents. Vous avez la liste sur le site de TT mais voici quelques petits exemples :

  • les casernes devront être remplies de soldat fourmis 🙂
  • les reines mais vous ne pouvez en avoir qu’une par galerie / chemin
  • les nourrices pour faire naître des soldats

Petit jeu bien malin que je vais ramener avec grand plaisir pour la famille, en espérant avoir les trois signatures évidemment (auteurs & illustratrice) 🙂 (on essaiera d’éviter les noms différents cette fois car avoir GeekLette, Laurence et Florence sur une même boîte peut faire penser à quelques troubles de la personnalité… ce qui n’est absolument pas mon cas… quand je joue lol)

Rise to Nobility (1 à 6 joueurs, 13 ans et +, jusqu’à 1h20)

 

Auteurs : Ivana Krstevska, Vojkan Krstevski, Maja Matovska, Toni Toshevski
Illustrateur Mihajlo Dimitrievski (The Mico) => PILLARDS !!!!!!!!!!! ok j’arrête
Editeur : Final Frontier Games  (distributeur : Pixie Games)

Plus exigeant encore que les jeux précédents, Rise To Nobility ne devrait plus tarder et si les fournisseurs sont sympas avec eux, nos fées les Pixie devraient en avoir quelques boîtes à Cannes ? j’ose l’espérer !!!

Jeu de placement d’ouvriers, euh pardon placement de dés, Rise to Nobility vous propose de gagner de la réputation en développant votre territoire. Pour ce faire, vous disposez de 10 tours de jeu. Mais croyez moi, ces tours seront très courts car vous lancez 5 dés mais vous ne pourrez utiliser que les dés dont la somme ne dépasse pas votre réputation … Alors soit vous regardez les autres jouer (pas comme moi à Nations), soit vous réfléchissez 🙂

Chacun à votre tour, vous placerez un dé et exécuterez l’action choisie. Les choix sont nombreux comme le décrivent l’article de cwowd :

  • 6 guildes avec 3 emplacements de dés,
  • 4 lieux stratégiques à 6 emplacements (le port, le « Guild Hall » pour construire des boutiques de guildes, la Cavern Tavern et l’Aire de construction pour bâtir des maisons pour les pionniers),
  • 2 lieux spéciaux : Berk the Clerk (pour bénéficier d’une modification de dé) et le château blanc de la reine (pour gagner en réputation),
  • La Chancellerie et ses objectifs secrets (extension obtenue en Stretch Goal,) avec 3 emplacements,
  • Le Conseil de la pierre ou l’on peut gagner des points de victoire en répondant aux requêtes des conseillers (au détriment de la réputation) avec 18 emplacements et des coûts en ressources !
  • Enfin, sur le plateau du joueur, il est aussi possible de placer un dé pour relever un apprenti de sa charge en vue de lui en attribuer une autre.

Très attendu, très attendu… j’aime le placement, j’aime les dés, j’aime l’idée d’augmenter sa réputation pour réaliser plus de choses, j’aime l’illustrateur… on est dans MON type de jeu, il ne peut pas me décevoir celui-là 🙂 Même si l’originalité, à première vue, n’est que dans le fonctionnement de la réputation, je m’en fiche :p Marco Polo vous propose de voyager et Rise To Nobility vous propose de vous développer. Ma foi, ça fait pas doublon ? hein ? non. alors ? et bien moi je veux voir !!!!

Clans of Caledonia (1 à 4, jusqu’à 2h, 12 ans et +)

Auteurs : Jouma Al Joujou
Illustrateur : Klemens Franz (Agricola, Altiplano, Barenpark, Bohemian Villages…)
Editeur : Karma Games  (distributeur : Pixie Games)

Clans of Caledonia est prévu pour Mars 2018, mais j’imagine que les Pixies ne laisseront pas passer leur chance de faire découvrir ce buzz d’Essen au public Français.

Clans of Caledonia est un jeu d’économie et de stratégie situé dans l’Écosse du XIXe siècle. es joueurs représentent des clans historiques uniques qui rivalisent pour produire, commercialiser, vendre et exporter des produits agricoles, ainsi que leur fameux Whisky !

Une partie compte 5 manches de 4 phases :

  • Phase de Préparation dans laquelle on prépare la phase
  • Phase d’action dans laquelle les joueurs jouent jusqu’à ce qu’ils passent
  • Phase de production dans laquelle les joueurs produisent
  • Phase de score dans laquelle les joueurs récupèrent des points de gloire

Dans la phase d’action, les joueurs réalisent chacun à leur tour une action parmi 8 (jusqu’à ce qu’ils passent) :

  1. Marchander : envoyer ses ouvriers au marché pour acheter / vendre de la marchandise (ces ouvriers sont récupérés qu’à la phase 1 de la manche suivante)
  2. Obtenir un contrat d’exportation : récupérer un contrat et payer son coût (on ne peut avoir qu’un seul contrat à honorer)
  3. Se développer : placer une unité (mouton, boulangerie, …) avec règle de placement particulièrement et du coût des bonus
  4. Améliorer l’expédition : payer pour augmenter la portée d’exportation
  5. Améliorer la technologie : améliorer les équipements des ouvriers pour augmenter leurs revenus
  6. Engager un marchand : pour avoir + d’ouvriers qui vont marchander 🙂
  7. Remplir un contrat d’exportation : payer les marchandises demandées et recevez les avantages en conséquence
  8. Passer

Expliqué que succinctement, ce jeu s’adresse à un public averti n’ayant pas peur de X actions à programmer, à ordonner correctement pour faire le moins de tour possible afin de remplir les contrats. Le développement demande aussi de l’optimisation pour savoir si on préfère tel ou tel bonus, et jusqu’à quand …

Une belle prise pour les Pixies ! Mais j’avoue que j’ai ma petite préférence pour Santa Maria, c’est du génie !!!

Santa Maria (1 à 4 joueurs, jusqu’à 90 minutes à 4, 12 ans et +)

Auteurs : Eilif Svensson, Kristian Amundsen Østby
Illustrateur : Gjermund Bohne
Editeur : Aporta Games  (distributeur VF : Pixie Games)

 

Encore les PIXIES !!! purée en fait c’est vous qui nous ruinez !!!

Nommé, comme Clans of Caledonia, au Diamant d’Or 2018, il n’en faut pas plus pour attirer ma curiosité (bon ok les dés ont beaucoup joué aussi ! mdr)

A la fin du Seizième Siècle, les colons se bousculent en direction du Nouveau Monde. Chaque joueur dirige une colonie, produisant les ressources nécessaires à son développement, établissant des routes maritimes, lançant des Conquistadors à la recherche d’or, et augmentant son pouvoir religieux pour recruter et former de nouveaux moines. Après 3 rounds de jeu, chacun représentant une année, le joueur dont la colonie est la plus heureuse (c’est-à-dire celle qui a accumulé le plus de points de bonheur) est déclaré vainqueur.

Comme Clans of Caledonia, chaque joueur va jouer 1 action jusqu’à ce qu’il passe. Par contre dans Santa Maria, le joueur a 1 action parmi 4 (durant 3 tours) :

  • Développer​ ​sa Colonie : prenez une tuile visible et placez la (sous oublier de payer le coût) sur votre plateau personnel de 6×6 cases
  • Activer​ ​un​ ​Bâtiment​ ​: mettez les pièces sur un Bâtiment libre afin de l’activer (ces bâtiments permettent de prospérer sur deux pistes de scrore (religion & conquistadors). La religion, par exemple, permet d’obtenir plus de dés pour l’action suivante.
  • Activer​ ​une​ ​rangée/colonne​ ​: prenez un nombre de dés lancés au début de la manche (selon les règles), changez les valeurs contre paiement (ben oui!), et activer une ligne (dé bleu) ou une colonne (dé blanc).
  • Se reposer​ ​

j’adore le placement de dés. Comme vous le savez. En plus, ici les dés sont disponibles pour tous, pas de mauvaises surprises au dernier moment, on peut donc anticiper.

L’objectif étant de produire et d’expédier sans oublier de prier et pour ça, il va falloir prendre les tuiles, les placer de la bonne manière pour les activer au bon moment. 

Les règles sont plutôt simples (comme j’adore) mais y jouer n’est pas si facile. Mais là où le jeu est particulièrement intéressant c’est que quand vous activez une rangée, votre dé sera posé sur le dernier bâtiment activé, et ce bâtiment ne sera plus activable pour la manche en cours. Mais en plus, vous pouvez pour une pièce (puis 2 , 3 …) activer un seul bâtiment mais ça le rend indisponible pour la suite de la manche !!! Mon cerveau est déjà en train de calculer !!!!

Si j’ai bien tout compris, résumons… parce que je vous sens perdu tout comme moi d’ailleurs, j’ai du lire et relire les règles, en gros, il faut se demander bien faire la balance prendre les tuiles qui se raréfient et prendre les dés qui se raréfient aussi (ben oui vous jouez pas seul) pour rendre fructueux notre placement ! C’est du génie !!!! Enfin sur le papier, mais soyez surs que j’irai voir à Cannes si ce que je dis est vrai ! Normal qu’il soit au Diamant d’Or celui là !!!

Oh la la la la la celui là j’ai trop envie d’y jouer !!!

 

Welcome to…

Auteurs : Benoit Turpin
IllustrateurAnne Heidsieck (Argh, Majesty, Meeple War, rien que ça 🙂 )
Editeur : Blue Cocker

Joué au CNJ, lorsque j’étais jury (superbe expérience, ça me fait penser que j’ai pas fini mon article dessus), Welcome to est un jeu dans lequel les choix vont être sacrément audacieux puisque vous savez pas ce qui vient après !

L’objectif est de créer votre ville sur papier (vous lui donnerez le nom que vous voulez). Vous aurez le choix entre plusieurs options : des arbres, des clotures, des maisons, des piscines je crois, mes souvenirs sont vagues mais pas mon impression.

Le but étant de faire le plus de points possibles selon les « contrats » à honorer. Des quartiers de 3 maisons entourées de clôtures par exemple.

On a passé un excellent moment et je voudrai le renouveler en famille. Des jeux familiaux avec des objectifs qui changent de parties en parties ça me plait bien de faire découvrir ça à mes petites femmes pour leur montrer que les parties se renouvellent avec le changement d’objectifs.

Exposition Universelle Chicago 1893 (2 à 4, jusqu’à 60 minutes, 12 ans et +)

Auteurs : J. Alex Kevern
Illustrateur : Jason D. Kingsley, Adam P. McIver, Beth Sobel
Editeur : dlp Games, Renegade France 

L’exposition universelle de 1893 à Chicago fût une exposition internationale spectaculaire qui présentait de nombreuses grandes réalisations dans les domaines de la science, de la technologie, de la culture et du divertissement. Agissant en tant qu’organisateurs de l’expo, les joueurs travaillent avec diligence pour augmenter leur influence et exposer le plus !!! L’organisateur avec la meilleure réputation au début de la foire se verra être le vainqueur.

A chaque tour, le joueur actif envoie un partisan dans l’une des cinq zones et y récupère toutes les cartes. De nouvelles cartes sont ensuite ajoutées à certaines des zones, et c’est au joueur suivant.

Les cinq zones représentent des sections d’expositions, comme les beaux-arts et l’électricité. Certaines cartes représentent des propositions d’exposition dans l’un de ces cinq domaines, d’autres représentent des personnes influentes qui vous donnent des supporters bonus, et d’autres cartes représentent des billets pour des attractions et des concessions le long du Midway.

Le jeu se compose de trois tours de score, chacun déclenché lorsque les joueurs rassemblent collectivement un certain nombre de billets Midway. Les joueurs gagnent des points de réputation en menant le nombre de supporters dans une zone et en récoltant le plus de tickets à chaque tour. Les leaders dans une zone reçoivent également l’approbation pour les propositions d’exposition qu’ils ont recueillies qui correspondent à la zone. Les joueurs gagnent des points de réputation à la fin du jeu en fonction de l’ampleur et de la diversité de leurs expositions approuvées.

Je ne sais pas si le jeu sera prêt à temps mais j’ose espérer pouvoir faire une partie pour découvrir ce jeu de majorité et de collection.

Topiary (localisé par Aurora Games)

Auteurs : Danny Devine
Illustrateur : Danny Device, Jeff Oglesby
Editeur : Fever games, Renegade, localisé par Aurora Games, distribué par Pixie Games

(pas certaine qu’il soit dispo sur le salon en version vente, mais en version démo oui)

Topiary est un excellent petit jeu bien malin.

Vous allez devoir avoir le plus de points ! mais c pas si simple d’en obtenir. A votre tour de jeu, vous placerez un de vos visiteurs (meeple) sur le côté d’un jardin topiaire (vous savez les superbes arbres bien taillés?) et vous retirez une tuile face cachée du plateau pour en placer une de votre main face ouverte. L’objectif étant que votre visiteur voit le plus d’arbres possibles. Mais les plus grands arbres cachent les plus petits donc faudra faire en sorte de mettre des tuiles arbres de niveau 1 devant et les plus grands derrière. Et si en plus votre visiteur voit des arbres qui se ressemblent alors là c’est jackpot 🙂

Evidemment les adversaires mettront les 5 devant vous mais très loin devant eux lol c’est pas évident du tout mais l’idée est super bonne et ça marche très très bien.

Alors pour ceux qui ont fait l’effort d’aller au bout de l’article (même si la lecture n’est pas faite entièrement) il se dit sur Twitter que quelques jeux parmi ceux présentés n’auront pas 400 boites de dispo, donc je vous incite à venir tôt histoire de pas sortir déçus…

Allez ! On se voit à Cannes ? 😉

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