Doom le jeu de plateau

 

Doom Le jeu de plateau 2de édition
Un jeu de Jonathan Ying
Edité par FFG / Edge France
2 à 5 joueurs (Dont un jouant l’ensemble des démons)
1 à 3 heures suivant le scénario choisit
14 ans et plus
Chez Philibert à 72 euros

 

Article écrit par BDPhilou

Du jeu vidéo au jeu de plateau

Doom est une légende dans le domaine du jeu vidéo. En effet, c’est le 2ème FPS (First Person Shooter) de l’histoire (après Wolfenstein 3D). Il s’agit d’un type de jeu « à la 1ère personne » où le joueur tire sur tout ce qui bouge. Si ce système est extrêmement répandu de nos jours, à sa sortie -en décembre 1993-, ce fût une révolution ! Lorsque Doom 3 sort plus de 10 ans après, il fait l’objet d’une très bonne adaptation en jeu de plateau par FFG. Aujourd’hui, à l’occasion de la sortie en jeu vidéo de nouveau Doom (Le « 4 » mais il ne faut pas dire « 4 », il parait), Edge France nous propose en VF la refonte du jeu de plateau originel… Pour le meilleur ou pour un vrai massacre ? Réponse dans ce test !

Mate-Moi le Matos !

Est-ce encore utile de dire tout le bien que je pense de FFG / Edge concernant le matos de leurs jeux ? Doom ne déroge pas à la règle : des figurines magnifiquement sculptées et parfaitement en accord avec le jeu vidéo éponyme, des jetons en pagaille, des cartes illustrées avec des photos « in game » et de quoi créer des aires de jeux plus ou moins vastes. Un vrai régal. Cette très bonne 1ère impression se confirme lorsque l’on jette un œil dans les 3 livrets présents dans la boite. Le livret d’apprentissage, particulièrement clair dans sa mise en page et ses explications, présente un scénario permettant d’apprendre très simplement 80% des règles. Ensuite, le Guide des opérations retrace 2 Opérations divisées chacune en 6 missions se suivant logiquement. Enfin, si vous avez la moindre interrogation en cours de partie, le Guide de Référence reprend et développe chaque point de règles. Il y a donc de la lecture de règles, certes, mais celle-ci est limpide.

Du multi-joueurs sans connexion internet !

Doom, c’est avant tout l’histoire de 4 Marins qui tuent des monstres démoniaques à la chaîne dans une station spatiale abandonnée… et c’est à peu près tout : Tant mieux d’ailleurs 😉 ! Car ce qui prime ici, c’est bien évidement l’affrontement de 2 camps. Pour que le jeu soit réussi sur ce point, il fallait qu’il tente de retranscrire le rythme effréné du jeu vidéo. Evidemment, si cela est partiellement impossible, cette seconde édition offre bon nombre de nouveautés permettant des tours de jeu bien plus dynamiques. En effet, à chaque round, le tour jeu est aléatoire. Ainsi, aucun joueur autour de la table ne sait à quel moment il va jouer.

Chacun a un deck de cartes propres (variant en fonction des armes ou des monstres en jeu) permettant de réaliser des déplacements, des attaques ou de se défendre. Dès que c’est à son tour, si le joueur actif est un Marins, il déplace sa figurine en fonction des cartes qu’il a en main et tente de réduire à néant le plus de démons possibles. Il pourra jouer une action principale et autant d’actions bonus qu’il le souhaite/peut.

Le joueur incarnant l’ensemble des démons pourra, quant à lui, choisir quel groupe de bestioles il souhaite activer. Il aura même l’opportunité (en fonction du scénario sélectionné) de choisir entre 2 possibilités distinctes d’unités à mettre en jeu à des moments clés de la partie. Chaque combat est résolu très simplement : L’attaquant lance les dés de couleurs indiqués sur la carte qu’il a joué. Chaque impact présent sur les dés est une blessure. Le défenseur montre alors la 1ère carte de sa pioche et annonce le nombre de boucliers présents en haut à droite. Chaque bouclier annule un impact. Certaines cartes n’ont pas de bouclier, d’autre annule la totalité des blessures, d’autres, enfin, renvoient au type de créature attaquée pour savoir comment elle résiste.

Ce mode de combat est d’une simplicité et d’une rapidité à jouer vraiment profitable au plaisir de jeu. Ça va vite : les niveaux de vie des uns et des autres fondent à vue d’œil. On se sent à tour de rôle chat puis souris… Bref, c’est bien le même plaisir coupable que celui présent dans le jeu vidéo qui nous est proposé ici sur un plateau… Avec un poil plus de tactique et de concertations entre les Marins tout de même !

A noter que, comme dans le jeu vidéo, il est possible d’éliminer un démon largement affaiblit simplement en lui marchand dessus (sans jet de dés donc). C’est le fameux « Glory Kill » de la version vidéoludique. Lorsqu’un Marins réalise une telle action, il pioche une carte spéciale qui lui donne des actions supplémentaires. Encore une fois, c’est simple mais terriblement en accord avec la licence.

Généralement, le joueur démoniaque gagne s’il a éliminé un certain nombre de fois les Marins. Le camp adverse remporte la partie s’il a atteint l’objectif prédéfini (pacifier une zone, aller à un point de contrôle, récupérer des artefacts, etc.).

Anges (les Plus) :

  • Un matos superbe avec des figurines très bien sculptées et des éléments en carton bien durs,
  • ENFIN des règles parfaitement claires dans un jeu de figs (à aucun moment je n’ai eu à les interpréter),
  • Un livret d’apprentissage qui va à l’essentiel avant de se lancer dans des scénarii plus difficiles,
  • Une prise en main vraiment fluide (l’attaquant jet les dés demandés pour une attaque et le défenseur pioche une carte pour connaitre sa défense : ultra simple !),
  • Un jeu de figs sans prise de tête, dynamique, nerveux et tactique !
  • L’esprit « Doom » ultra présent (avec notamment le clin d’œil au « Glory Kill » du jeu vidéo).
  • De nombreuses différences -esthétiques et mécaniques- par rapport à la V.1. du jeu et clairement en faveur de la V.2.
  • Une grande liberté de déploiement offerte au joueur « Démon » lui offrant plus de possibilités que dans la V.1.
  • Un même scénario pourra être rejoué sans forcément faire apparaître les mêmes créatures.
  • L’ordre aléatoire du tour qui réserve des surprises bienvenues.
  • Pas besoin d’un PC à 2.000 euros pour y jouer 😉 ! [GeekLette : heureusement que tu le précises 😉 ]

Démons (Les Moins) :

  • Le propriétaire de la boite jouera souvent le camp des Démons (situation vécue sur l’ancienne version),
  • Evidemment, le scénario tient sur un timbre-poste (C’est Doom, pas Star Wars),
  • Les héros aux noms totalement impersonnels (Alpha, Beta, Charlie et Delta)… encore une fois, c’est pas Star Wars !
  • Mise en place un peu longuette (mais c’est propre à ce type de jeu),
  • Pas de mode solo (contrairement à Gears Of Wars).
  • GeekLette : le prix?! 72 euros?

Du lourd pas lourd !

Doom Le jeu de plateau V2 est un jeu réjouissant pour qui aime lancer des brouettes de dés sans prise de tête. Bien plus facile à appréhender de prime abord que le très bon « Star Wars : Assaut Sur l’Empire », Doom perd clairement en profondeur scénaristique ce qu’il gagne haut la main en fluidité et plaisir de jeu. Oui, Doom, c’est avant tout 4 marins -dont on se fout éperdument de qui ils sont- qui vont devoir anéantir des tonnes d’ennemies démoniaques pour s’échapper d’une station spatiale en récoltant divers artéfacts. C’est simple et « méchant » mais dans le bon sens du terme. D’autant plus que l’ordre aléatoire du tour de jeu offre de vrais moments de suspens et de rigolades. Si un camp se voit l’opportunité de jouer plusieurs fois d’affilé, il faut qu’il fasse les choses bien sinon la vengeance sera aussi terrible que fun ! Vous l‘aurez compris, j’ai beaucoup aimé Doom. Ceci vient selon moi de trois facteurs principaux : Tout d’abord, j’aime beaucoup le jeu vidéo original qui ne cherche pas une seconde à se prendre pour autre chose qu’un défouloir ludique. Ensuite, il faut bien reconnaître que FFG/Edge a tout fait pour rendre le jeu original beaucoup plus fluide et simple. Enfin, et ce n’est jamais négligeable, le travail d’édition est toujours aussi remarquable. Donc, si vous souhaitez revivre tout ce qui fait le plaisir de Doom (4 !) en jeu de plateau, vous pouvez clairement tenter votre chance avec cette adaptation très réussie. D’ailleurs, si vous possédez déjà la V.1., sachez que cette V.2. propose suffisamment de nouveautés pour ne pas faire doublon !

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3 Comments

  1. Pour le prix (72 euros en VF) je l’aurais plutôt mis dans les + car le matos les vaut. Mais on est d’accord, on achète pas jeux à ce prix tous les jours!

  2. J’ai le jeu depuis peu, et en effet ils ont fait un sacré travail pour retrouver le côté dynamique et jouissif du jeu vidéo. Le matos est de bonne qualité, les figurines ont de la gueule ! Par contre, les scenarios proposés manquent grandement d’équilibre… C’est vraiment dommage, parce que ça signifie qu’il faut beaucoup s’impliquer dans le jeu pour modifier les set up et trouver un équilibre qui soit loyal (le gros point fort du jeu reste justement ces degrés de libertés assez dingues qu’il permet). Mais bon, quand on a des tas de jeux à faire, c’est un peu décourageant… il y a sans doute des scenarios custom qui traînent sur le net 🙂

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